mercredi, novembre 13 2019

Le FFSU présente son "livre blanc pour la sécurité des territoires"

13 11 2019

Le livre blanc pour la sécurité des territoires a été présenté à Matignon. Il comprend des préconisations sur des thématiques variées et porte des idées fortes pour un nouvel élan dans le champ de la prévention de la délinquance. Il a vocation à contribuer aux débats, à servir d’inspiration pour le Gouvernement, les élus nationaux et locaux. Il s’appuie sur les propositions concrètes des acteurs de terrain, élus, acteurs associatifs et représentants institutionnels recueillis lors des Assises de la sécurité des territoires mais également sur des travaux menés de longue date par le Forum Français pour la Sécurité Urbaine (FFSU).
Les préconisations qui y sont abordées portent sur des problématiques au coeur des préoccupations des citoyens et collectivités locales telles que les relations police-population, les violences faites aux femmes ou encore le trafic de stupéfiants.

mardi, novembre 12 2019

Comment fabrique-t-on l’immigration irrégulière en France ?

12 11 2019

La plupart des mesures qu’Édouard Philippe a annoncées « pour améliorer la politique d’immigration, d’asile et d’intégration en France » relèvent en réalité de la lutte contre l’immigration irrégulière. Elles reflètent aussi l’ambition d’Emmanuel Macron de peser sur la politique européenne de l’asile. Pour convaincre ses partenaires européens d’« accueillir mieux », il considère qu’il faut être « plus efficace pour reconduire ceux qui n’ont pas vocation à rester en Europe ».
Mais que faut-il exporter du modèle français en Europe ? Sa complexité, qui en fait le premier pays producteur d’obligations à quitter le territoire en Europe ? Ou bien sa fermeture à l’immigration économique ? On pense souvent que l’immigration irrégulière désigne simplement les étrangers arrivés sans autorisation sur le territoire. Dans les médias et les lieux de pouvoir, on s’étonne alors que le taux d’expulsion ne soit pas plus élevé. En réalité, les étrangers qui vivent régulièrement en France pendant des années peuvent devenir des sans-papiers.

samedi, novembre 9 2019

La pauvreté en France en 2019

9 11 2019

Rapport_sur_la_pauvrete_2019.pngQuel est le niveau de la pauvreté en France ? Comment évolue-t-il ? Sur ce sujet très sensible, les polémiques sont fréquentes et les points de repère manquent. Ce premier rapport sur la pauvreté réunit les données disponibles pour vous permettre d’y voir plus clair. L’Observatoire des inégalités y présente les principaux chiffres et dresse un état des lieux complet de la pauvreté en France. Nous définissons les contours de la pauvreté monétaire, de la grande pauvreté et des formes non monétaires de la pauvreté. Nous donnons les principales caractéristiques de la population pauvre et sa distribution sur le territoire national. Nous explorons les trajectoires individuelles : comment devient-on pauvre et comment s’en sort-on ?

jeudi, novembre 7 2019

Immigration, l’éternel chiffon rouge

7 11 2019

Livre_Marie_Jose_Bernardot.pngVéritable arme politique, la question de l’immigration nourrit les conversations, mais ne figure pas parmi les principales priorités des Français. En dépit du battage politico-médiatique incessant sur cette obsession de l’exécutif, le pouvoir d’achat, la santé, la protection sociale et l’environnement préoccupent davantage nos concitoyens.
Depuis trois décennies, ce constat n’a guère changé. Cela n’a pas empêché les gouvernements, de droite comme de gauche, d’agiter ce chiffon rouge comme diversion aux véritables problèmes du pays. Le regroupement familial, la demande d’asile, les reconduites à la frontière, les modes d’acquisition ou de déchéance de la nationalité, n’ont cessé d’alimenter les mesures des pouvoirs successifs, sans jamais vraiment régler les problèmes auxquels elles étaient censées s’attaquer ni faire reculer les forces politiques qui prospèrent en exploitant les préjugés et en brandissant des boucs émissaires.

mercredi, novembre 6 2019

Retour sur les incroyables violences policières à Marseille le 8 décembre 2018

6 11 2019

Maria_apres_son_operation_le_13_decembre_2018.jpgÀ Marseille, le 8 décembre 2018, en marge d'une manifestation des « gilets jaunes », des policiers ont fracassé le crâne de Maria∗, 19 ans, lui blessant gravement le cerveau. L'enquête de Mediapart sur ces violences révèle, preuves à l’appui, la partialité de l’IGPN, la police des polices, et sa volonté d'enterrer les faits et nier les responsabilités.
Par ailleurs, à la suite des coups portés à Maria, Mediapart a découvert l’existence de brigades hybrides de policiers, non formés au maintien de l’ordre et chauffés à blanc par une note du ministère de l'intérieur et une hiérarchie considérant qu’en temps « de guerre », tout est permis. Même le RAID a été associé à la mobilisation.

mardi, novembre 5 2019

Voile à l’école : cherche-t-on à diviser pour mieux régner ?

5 11 2019

Le vote en première lecture par la droite sénatoriale, mardi 29 octobre, d’une proposition de loi interdisant l’accès des mères voilées à l’accompagnement des sorties scolaires a été jugé « contre-productif » par le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. On sait pourtant l’émotion qu’a suscitée, dans le pays et au sein même de la majorité présidentielle, son appréciation « personnelle » sur le sujet, quelques jours plus tôt. Dans une interview télévisée sur une chaîne d’information en continu, il avait considéré que le port du voile n’était « pas souhaitable dans notre société ». Jusqu’au débat sénatorial, il a plusieurs fois assumé ses propos.

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lundi, novembre 4 2019

L'évolution des services de renseignement et de la lutte contre le terrorisme

4 11 2019

La_revolution_antiterroriste.jpgCet ouvrage, écrit par un ancien agent du renseignement devenu chercheur associé auprès du Centre d'études sur les conflits, présente les politiques publiques françaises de lutte contre le terrorisme mises en place depuis une trentaine d'années et les écueils rencontrés. Deux parties le composent : la première est consacrée à l'affaiblissement du renseignement français par le terrorisme global, la seconde relate l'évolution inéluctable vers un régime antiterroriste.
Au nom du combat contre le terrorisme, le président de la République vient de prôner la mise en place d'une société de vigilance axée sur la prévention et la répression. Dans le même temps, le Premier ministre, dans un souci de rationalisation des dépenses publiques, a décidé la suppression de l'INHESJ. Dans ce contexte, la reconstruction de la lutte contre le terrorisme et la mise en exergue de ses enjeux que nous offre l'auteur revêt une acuité certaine. L'ancien professionnel du renseignement nous livre les résultats de ses interrogations. Ils corroborent ceux d'autres chercheurs et contrent certaines idées reçues.

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samedi, novembre 2 2019

Le retour des violences urbaines (et de ceux qui n’y comprennent rien)

2 11 2019

Quelques nuits agitées en termes d’ordre public dans des quartiers des Yvelines et voilà revenu le spectre des Violences urbaines. Du pain béni pour les chaînes d’information continue et leur logorrhée anxiogène en lieu et place d’une analyse posée qui permettrait de mieux comprendre et donc de mieux gérer le phénomène. Curieusement d’ailleurs, sur le sujet on laisse à penser que nous découvrons ce type de crise alors que le pays est en proie à ces révoltes ponctuellement depuis près de 40 ans.
Les violences urbaines, soudaines et généralement lourdes de conséquences, ont toujours étés une source d’inquiétude légitime pour les pouvoirs publics. Du point de vue de l’image, qui fait la démonstration d’une forme d’impuissance momentanée de la force publique, mais également du point de vue de l’analyse du phénomène. Pendant des années on n’a pas su comment apporter une bonne réponse, que ce soit en matière d’ordre public ou en judiciarisant l’évènement. Une échelle de la violence (l’échelle du commissaire Bui-Trong) a même un temps été créée par les Renseignements généraux dans les années 90.

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jeudi, octobre 31 2019

Le mouvement citoyen algérien, huit mois après

31 10 2019

Revue_des_sciences_sociales_2019_7.jpgLes Algériens sont dans la rue depuis le 22 février 2019. La revendication de démocratie participative manifestée pacifiquement est consécutive à une maturation de la conscience sociétale. Le mouvement populaire, sur fond de processus insurrectionnel, a débordé ou transcendé les demandes classiques de satisfactions de conditions matérielles, pour englober les mises en question du système politique. Dans « la révolution du sourire », cette dimension politique fait suite à un mûrissement des mouvements sociaux qui ont capitalisé les traditions de lutte passées, syndicales ou autres, tout en intégrant les éléments qui font partie des avancées sociales tels que l’élévation du niveau d’instruction, l’amélioration du niveau de vie ou encore le recours aux réseaux de communication démocratisés et plus accessibles au grand nombre.

mercredi, octobre 30 2019

Islam et laïcité : le bourrage de crânes médiatique

30 10 2019

JDD_Islam_Laicite.jpgIslam et laïcité. Depuis plusieurs semaines, des centaines de sessions de papotage, de tribunes, d’entretiens, de chroniques et d’éditoriaux ont envahi l’espace médiatique et saturé les temps d’antenne, notamment sur les chaînes d’information en continu. Des torrents de débats prétendument démocratiques ont déferlé dans les grands médias, brassant et charriant comme autant d’embarcations naufragées, une flotte de mots souvent privés de sens précis : islam, laïcité, communautarisme, islamisme, terrorisme. Privés de sens précis, mais chargés de parler des musulmans, de la plupart ou de certains d’entre eux. Le tout en prétendant répondre aux « préoccupations des Français », que magnifia le JDD du dimanche 27 octobre, en publiant un sondage éloquent.

lundi, octobre 28 2019

Climat et biodiversité : la France dans le rouge

28 10 2019

Emmanuel_Macron_au_sommet_de_l_Onu_pour_le_climat_le_23_septembre_2019.jpgMissions de CO2 toujours trop élevées, érosion « préoccupante » des espèces, contribution à la déforestation mondiale: la France dépasse dans plusieurs secteurs les « limites planétaires » nécessaires à des conditions de vie sûres pour l’humanité. Cette évaluation de l’état de l’environnement, publiée tous les quatre ans par le ministère de la Transition écologique, se penche pour la première fois sur le concept des « limites planétaires », neuf variables qui régulent la stabilité de la planète et qu’il ne faut pas dépasser pour assurer un développement « sûr et juste » pour l’humanité. Appliqué à la seule France, le constat est sans appel: la majorité des neuf seuils est dans le rouge. Première limite dépassée, le changement climatique.

samedi, octobre 26 2019

Une histoire de l'islamophobie française

26 10 2019

Ennemis_mortels.jpgPour mieux comprendre la place singulière de l’islam aujourd’hui en France, cet ouvrage étudie les représentations de cette religion et des musulmans élaborées de la fin du XIXe siècle jusqu’à la guerre d’Algérie par les élites académiques, scientifiques, littéraires et politiques.
Conçues par des personnalités souvent célèbres, diffusées par des institutions prestigieuses, ces représentations sont rapidement incluses dans de multiples ouvrages de vulgarisation. Jugé rétif au progrès, le « musulman » est décrit comme un danger protéiforme et existentiel qui menace les bonnes mœurs, la sécurité sanitaire, celle des biens et des personnes, l’avenir de la nation et de la civilisation occidentale. Ces représentations éclairent également les « politiques musulmanes » mises en œuvre par la France. Enfin, comme le montre l’auteur, ce passé affecte toujours notre présent et alimente les obsessions islamophobes de beaucoup de nos contemporains.

vendredi, octobre 25 2019

Georges Ibrahim Abdallah : le plus vieux prisonnier politique français ?

25 10 2019

L’Association France Palestine solidarité (AFPS) s’est encore mobilisée pour la libération du militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah qui croupit en prison en France depuis 35 ans. Le militant communiste libanais a été arrêté le 24 octobre 1984 à Lyon et condamné pour détention de faux papiers (notamment un passeport algérien), puis il a été renvoyé devant les tribunaux spéciaux en 1987 pour complicité dans les attentats des FARL (Fractions armées révolutionnaires libanaises, dont il était membre) et condamné à la prison à perpétuité.
Juridiquement libérable depuis 1999 après une période de sûreté de quinze ans, la décision de sa libération, demandée deux fois par la juridiction de l’application des peines, n’a jamais été appliquée « suite à des pressions des USA et d’Israël », indique l’AFPS.
Dans son communiqué du 18 octobre, l’association cite les déclarations de l’ancien patron de la DST française, Yves Bonnet, en 2016 : « Georges Ibrahim Abdallah n’a plus rien à faire en prison ».

mercredi, octobre 23 2019

100 élus locaux dénoncent la stigmatisation des musulmans

23 10 2019

La barbe!! La cabale médiatique à travers la retransmission bienveillante des propos les plus indignes à l’endroit des musulmans ainsi que l’inconséquence des prises de position politique au plus haut niveau de l’Etat nous amènent à dénoncer avec force et détermination les raccourcis périlleux vers lesquels notre pays est entraîné.
Du ministre de l’Education nationale qui déclare par des mots insensés vouloir "signaler les petits garçons qui refusent de tenir la main des petites filles" au directeur adjoint du Figaro qui affirme à la télévision "détester la religion musulmane", il est de notre responsabilité d’alerter sur les risques que d’aucuns font peser sur la nation en stigmatisant, à dessein, plus de six millions de nos concitoyens. La quête des fameux "signaux faibles" jette désormais le trouble et le soupçon sur une foi qui n’aspire à rien hormis le droit à la normalité. Nul ne peut prétendre combattre le terrorisme ou la radicalisation par l’humiliation, sauf à rechercher obstinément et furieusement l’effet inverse.

mardi, octobre 22 2019

L’université Paris 1 suspend une formation (bidon) à la « prévention de la radicalisation »

22 10 2019

La formation sur deux jours devait se tenir les 21 et 22 novembre prochain à l’université Paris 1. Intitulée « Prévention de la radicalisation : compréhension d’un phénomène et détection des signaux faibles », elle devait s’adresser aux cadres de la fonction publique, enseignants, policiers, militaires… comme aux élus, avocats ou dirigeants d’entreprise.
Alors qu’une grande partie des enseignants avaient découvert son existence par un article de Capital, beaucoup se sont émus des intitulés retenus comme des personnalités choisies au sein du programme. En 16h, et pour la modique somme de 890 euros, les participants étaient invités à suivre un programme « express ». « Le djihadisme en Islam » et la « naissance de l’islam politique » étaient abordés en 2h, alors qu’il ne fallait apparemment que 3h pour « comprendre le contexte international et le monde arabo-musulman ». Certains intitulés trahissaient une vision géopolitique plutôt manichéenne. « L’Occident, les espaces démocratiques et la laïcité dans les yeux et la rhétorique des “radicalisés”. Comment nous voient-ils ? », pouvait-on ainsi lire sur la maquette. 2h étaient enfin consacrées à la prévention du « fanatisme dit non violent », décrit comme une « antichambre du djihadisme ».

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