Polices, gendarmerie

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lundi, juillet 8 2019

Maintien de l’ordre : qui décide de quoi ?

8 07 2019

Policier_pointant_un_LBD_lors_d__une_manifestation_des_gilets_jaunes_en_avril_2019.jpgLes récentes affaires de violences policières pendant des opérations de maintien de l’ordre, à Nantes le soir de la Fête de la Musique ou sur le pont de Sully le 28 juin, invitent à s’interroger sur le fonctionnement de la chaîne hiérarchique lors de telles opérations. En effet, au cours d’une manifestation ou d’un rassemblement dans l’espace public, les interventions policières ne sont pas facilement lisibles pour le manifestant, le journaliste ou le chercheur. Ainsi, il n’est jamais évident, pour une opération de maintien de l’ordre, de déterminer où sont prises les décisions qui déterminent l’action policière sur le terrain.

Photo : theconversation.com

dimanche, mai 12 2019

Les raisons de la grande déprime des policiers, vues par l'un d'entre eux

12 05 2019

prevention_suicide_police.jpgPour la première fois dans l'histoire de la Police, il semble que chacun s'accorde à dire que les personnels des forces de sécurité sont épuisés. Selon l'origine de l'information le constat diffère quelque peu mais le fait est acté. Évidemment les premiers concernés ne pouvant s'exprimer librement de par leur devoir de réserve, il faut se fier aux communicants autorisés. Du côté du pouvoir, la fatigue serait physique à cause des missions liées au terrorisme et d'une mission d'ordre public intensive liée aux « gilets jaunes ». Du côté des syndicats, on ne commente pas trop ce qui se révèle être la démonstration d'une énorme carence des structures en charge de la défense de l'intérêt des personnels.

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dimanche, avril 28 2019

PSQ : une réforme qui ne change rien à la relation police-population

28 04 2019

PSQ.jpgDepuis près de vingt ans, de nombreux travaux de recherche mettent en exergue la perception négative des forces de sécurité intérieure par les citoyens. Dans ce contexte, la PSQ est régulièrement présentée comme l’une des grandes réformes systémiques du quinquennat, avec pour double ambition la transformation profonde du rapport des Français à leurs forces de sécurité intérieure et l’amélioration substantielle des conditions de travail des policiers et gendarmes. Pourtant, la PSQ se traduit uniquement en une série de mesures désordonnées allant de la rénovation de commissariats au durcissement de la répression des agressions contre les policiers et gendarmes, en passant par l’augmentation significative de leurs effectifs, sans porter la moindre ambition politique de resserrement du lien de confiance distendu.

Photo : capital.fr

mercredi, avril 17 2019

L'Observatoire des pratiques policières de Toulouse critique sévèrement le maintien de l'ordre

17 04 2019

Samedi_13_avril_a_Toulouse_22e_samedi_de_mobilisation_des_gilets_jaunes.jpgCe rapport s’adresse aux médias, aux autorités publiques et aux forces de l’ordre elles mêmes. Nous sommes profondément persuadé-e-s que ces structures mixtes que sont les Observatoires citoyens sont des pierres essentielles à nos démocraties pour lutter contre les abus et le non-droit. Observer, enquêter, dire, décrire, nommer, toutes choses qui ont constitué le quotidien de notre travail d’enquête, sont des pratiques longues et fastidieuses. Les citoyenne- s devenu-e-s observateur-e-s qui ont réalisé ce travail, qu’ils et elles soient enseignant-e-s, avocat-e-s, chercheur-e-s, retraité-e-s, artistes, étudiant-e-s, cadres, employé-e-s…, ont cette énergie commune : dire et montrer, pour améliorer nos fonctionnements collectifs. Tout abus contre les citoyen-ne-s — et nous en pointons un certain nombre dans ce rapport — est une attaque contre la démocratie.

Photo : francetvinfo.fr

mercredi, février 20 2019

Le nombre de personnes tuées par la police augmente

20 02 2019

Les forces de police et de gendarmerie ont pour mission d’assurer la sécurité des personnes, des biens et des institutions. À ce titre, elles disposent du pouvoir de recourir à la force et d’utiliser leurs armes à feu, dans des circonstances précises. Ce pouvoir, conféré par l’État, occasionne des morts. Qui sont-ils, pourquoi et comment sont-ils tués ? Dans quelles conditions l’action des forces de l’ordre se révèle-t-elle fatale ?
Le site Bastamag tente de recenser ces décès depuis janvier 1977, soit 578 au cours des 42 dernières années.

mardi, février 5 2019

Les LBD, militarisation et brutalisation du maintien de l'ordre

5 02 2019

Police_LBD_manifestation_gilets_jaunes.jpgLa blessure à l’œil du leader des gilets jaunes, Jérôme Rodriguez, a mis en exergue le rôle des armes dites « non létales » telles que les lanceurs de balles en caoutchouc et les grenades utilisées pour le contrôle de la foule. À travers elles se pose la question de la notion même d’armes non létales. Un concept apparu dans le domaine militaire au début des années 1990 et qui a donné une nouvelle jeunesse aux munitions en caoutchouc.
D’abord réticentes à l’utilisation de ce type d’armes en France, les forces de l’ordre vont se convertir à leur usage sous l’impulsion des hommes politiques. En 1995, Claude Guéant les introduit au sein de la police nationale. Nicolas Sarkozy prône leur usage en 2002 pour « impressionner les voyous ». A partir des émeutes de 2005, leur utilisation se répand.

Photo : la-croix.com

samedi, février 2 2019

Maintien de l’ordre : la France à l’écart des initiatives européennes de « désescalade »

2 02 2019

FRANCE-POLITICS-SOCIAL-DEMOEntre 2010 et 2013, neuf pays européens ont participé au programme européen de recherches Godiac pour trouver de nouveaux moyens d’apaiser les relations entre citoyens et forces de l’ordre lors des manifestations politiques. L’absence d’une force de police fut remarquée : celle de la France, qui revendique, pourtant, une longue tradition du maintien de l’ordre public.
En réalité, armées plus lourdement que dans de nombreux pays européens, les unités antiémeutes françaises se sont peu à peu éloignées de leurs principes traditionnels – la mise à distance des manifestants et la tenue d’une position statique – pour des groupes plus restreints et mobiles, à même de procéder à l’interpellation des individus considérés comme radicaux au sein des cortèges.

Photo : lemonde.fr

samedi, janvier 19 2019

L’armement des polices municipales en voie de généralisation

19 01 2019

Arme_de_policier.jpgEn février 2018, parallèlement au lancement de la police de sécurité du quotidien, une mission parlementaire a été nommée pour réfléchir à la conception d’un « continuum de sécurité » dans l’objectif d’améliorer la coordination entre les forces de l’ordre, les polices municipales et les agents de sécurité privée. Début septembre, les deux députés de la majorité désignés pour conduire cette mission ont remis leur rapport au Premier ministre Fauvergue, Thourot, 2018. Parmi les 78 mesures proposées, l’une a concentré toute l’attention médiatique : l’armement obligatoire des policiers municipaux sauf décision motivée du maire. Si elle devait être retenue, cette mesure procéderait d’une inversion du principe actuellement en vigueur, celui du non-armement sauf sur demande justifiée du maire.

Photo : lemonde.fr

jeudi, décembre 27 2018

La répression des trafics de cigarettes dans la région marseillaise : limites de l’action publique et inégalités sociales

27 12 2018

Port_autonome_de_Marseille.jpgLe phénomène des trafics de cigarettes dans le bassin méditerranéen est largement éclipsé par celui des trafics de cannabis qui concentre l’attention du débat public ainsi que des institutions pénales. La région marseillaise fait exception dans la mesure où le port de Marseille a toujours été la principale porte d’entrée des produits de contrebande dans le sud de la France. La mobilisation des pouvoirs publics dans cette région aboutit à une répression qui se concentre toutefois sur les petits trafiquants et sur les revendeurs de rue, une population très précaire. Lui échappent l’essentiel des trafics à grande échelle (par conteneurs) de même que, à l’opposé, les micro-trafics empruntant la voie routière. Une étude menée dans la population étudiante locale permet de constater l’ampleur de ces micro-trafics, leur impunité quasi totale et le fait que leurs acteurs appartiennent aux classes moyennes, voire moyennes supérieures.

Photo : meretmarine.com

samedi, décembre 15 2018

Gilets jaunes : la B.R.I. nouveau couteau suisse de l’Ordre Public ?

15 12 2018

BRI.jpgIl est curieux que, quelques mois après les commémorations autour de mai 1968, il n’ait pas été retenu grand-chose des témoignages pourtant clairs des acteurs de l’époque. La contestation étudiante avait alors débouché sur un mouvement revendicatif général pour lequel ont été conclu les accords de Grenelle. En cette occasion les C.R.S. sont intervenus pour la première fois dans la capitale en soutien des escadrons de gendarmerie mobile et des compagnies de district parisiennes. Ces trois types d’unité ont des caractéristiques opérationnelles dissemblables qui sont la résultante de leur propre histoire.

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jeudi, novembre 15 2018

Comment faire le maintien de l’ordre dans une démocratie adulte ?

15 11 2018

Maintien_de_l__ordre.jpgDepuis la loi Travail de 2016, les tensions lors des manifestations de voie publique se multiplient. Manifestations interdites, augmentation des blessés parmi les forces de l’ordre et les manifestants, volonté politique répressive : de plus en plus de citoyens dénoncent la gestion peu démocratique de ces événements, tandis que les forces de l’ordre font régulièrement part de leur désarroi et de leur épuisement. Le « maintien de l’ordre à la française » ne parviendrait donc plus à garantir les libertés publiques. Cette exigence démocratique doit guider une profonde réforme du maintien de l’ordre français, comme le proposent Guillaume Farde et Francis Delcourt.

Photo : leplus.nouvelobs.com

mardi, septembre 18 2018

La police et les indésirables

18 09 2018

Policiers_dans_un_quartier.jpgEn décembre 2015, dix-huit adolescents et jeunes adultes du 12e arrondissement de Paris déposaient une plainte pénale collective à l’encontre de onze policiers d’une même brigade : le Groupe de Soutien de Quartier (GSQ), surnommé la « brigade des Tigres » du fait de son écusson. Les plaignants reprochaient aux policiers des violences physiques, des attouchements sexuels, des arrestations arbitraires, des destructions de biens et des injures racistes, à l’occasion de contrôles d’identité.
La plainte a donné lieu à une enquête qui n’a pas seulement porté sur les faits dénoncés mais a également interrogé les pratiques quotidiennes de cette brigade, et les instructions qui lui étaient données. Au delà des faits de violence, l’enquête de la police des polices a révélé une pratique policière jusqu’ici peu connue, que les policiers appellent le « contrôle-éviction ». Il s’agit de contrôles d’identité dont l’objectif est de faire quitter les lieux à des personnes considérées comme « indésirables », même en l’absence d’infraction.

Photo : ladepeche.fr

mardi, août 21 2018

Contrebande : les coups fumeux des douanes

21 08 2018

Saisie_cigarettes_de_contrebande.jpgLibération révèle comment la haute hiérarchie des douanes a utilisé les services d’un trafiquant pour importer des centaines de tonnes de cigarettes de contrebande afin de gonfler ses chiffres de saisie.
Pendant des années, il a permis à la douane de réaliser ses plus belles affaires. Zoran P., 52 ans, est considéré comme un des meilleurs indics de l’histoire de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). Grâce à lui, ce service a saisi des dizaines de tonnes de contrefaçons, médicaments, café, armes et surtout cigarettes. Mais en contrepartie, il était autorisé à faire passer ses propres cargaisons sans jamais être inquiété. Un système couvert et encouragé par la plus haute hiérarchie du renseignement douanier.

Photo : liberation.fr

samedi, août 18 2018

Les tirs de policiers en forte augmentation en France

18 08 2018

Police_nationale_augmentation_tirs.jpgLa police n’a jamais autant ouvert le feu en France. Ces tirs interviennent souvent dans le contexte de contrôles routiers tendus marqués par le « refus d’obtempérer » du conducteur.
Le dernier rapport de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pointe une forte hausse l’année dernière. Soit environ 400 tirs, représentant une augmentation de… 54 % par rapport à 2016. La police des polices est alors systématiquement saisie, que l’ouverture du feu semble légitime ou non. Cette tendance correspond à l’application d’une nouvelle loi en février 2017. Celle-ci a élargi les règles de la légitime défense notamment dans un but de meilleure prévention du terrorisme. Depuis, les policiers peuvent faire usage de leur arme sans risquer d’être sanctionnés, en particulier en cas de la présence d’un véhicule « dont les occupants sont susceptibles de perpétrer, dans leur fuite, des atteintes à leur vie ou à leur intégrité physique ou à celles d’autrui ».

Photo : leparisien.fr

jeudi, août 16 2018

La police parisienne de Ben Barka à Benalla, petit mémo de la brigade des coups tordus

16 08 2018

Le gros de l’orage médiatique estival est passé, le Président de la République est en vacances dans un des Palais mis à disposition en bord de mer avec une lourde et couteuse logistique républicaine, mais c’est ainsi. Le faste présidentiel a toujours cours même si ce président mène une large réflexion sur les économies budgétaires à réaliser en matière de fonction publique.
Monsieur Benalla pour sa part doit passer des vacances à préparer des CV en vue de son inscription à Pôle emploi car pour lui, il semble que la vie de « château » soit terminée.

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