Plusieurs médias ont titré sur un nombre (566), issu du recensement du collectif des Morts de la rue, mais qui n'a pas de prétention à l'exhaustivité. Pour ce qui est de l’estimation globale, qui permet une appréhension statistique de la mortalité des personnes sans domicile, le collectif renvoie au bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de novembre 2015. Il est consacré à une étude qui avait estimé le nombre de personnes sans domicile fixe mortes entre janvier 2008 et décembre 2010 en s’appuyant d’une part sur les données du collectif des Morts de la rue, d’autre part sur les données du CépiDc-Inserm, qui traite l’ensemble des certificats de décès en France. Après avoir croisé les données des deux sources, les auteurs de l'étude étaient arrivé à une estimation de 6 730 morts de personnes sans domicile entre janvier 2008 et décembre 2010 en France. Il ne s'agit toutefois pas de personnes SDF décédés nécessairement dans la rue.
- Lire cet article de Cédric Mathiot dans Libération
- Lire aussi "Estimation du nombre de décès de personnes sans domicile en France, 2008-2010" (BEH, 2015).
- Lire aussi "Nuit de la Solidarité : le nombre de sans-abri en hausse à Paris" (France 3)
Il est sur le plateau de LCI en août 2018 pour évoquer l’affaire Maëlys. En novembre, sur C8 pour parler de Jonathann Daval, soupçonné d’avoir tué son épouse. Ou encore sur NRJ12 le même mois, à propos d’Estelle Mouzin une fillette disparue… Ce mercredi, il se tient à la barre du tribunal correctionnel de Troyes (Aube). Laurent Montet, 46 ans, est accusé d’escroquerie, d’exploitation d’un établissement d’enseignement supérieur sans déclaration préalable, et de faux et usage de faux. Car docteur en criminologie, Laurent Montet l’est seulement de nom. Cet homme trapu au visage joufflu symbolise, malgré lui, les décriés « experts » des plateaux télévisés, habitués à s’exprimer avec aplomb sur n’importe quel sujet.
Les affaires Preynat, Barbarin, la sortie du film Grâce à Dieu de François Ozon et la mise en place récente d’une commission indépendante enquêtant sur les affaires d’abus sexuels dans l’Église catholique en France depuis 1950 ont, de nouveau, placé sous les feux de la rampe les milliers d’affaires de pédophilie au sein de l’Église à l’échelle mondiale. Il est temps, en France, d’appréhender ces questions aussi comme une affaire de laïcité.
Les discours présentant les mobilisations des « gilets jaunes » comme particulièrement sensibles aux théories du complot en tout genre s’appuient sur des sondages et sur l'observation des réseaux sociaux. Ils ne procèdent pas d'enquêtes de terrain. Sans ignorer la diffusion de théories complotistes par et parmi certains « gilets jaunes » (tout comme par ailleurs au sein de la haute bourgeoisie ou d’institutions étatiques), la mobilisation des travaux sur la sociologie de la rumeur ou sur l’histoire des croyances permet de jeter un autre regard sur la question des croyances au complot, notamment en milieu populaire. Au-delà d’une interprétation restrictive du complot comme un mode de compréhension du monde, porter l’attention sur les contextes sociaux de l’évocation de telles théories permet d’éclairer différemment cette pratique sociale.
La fatigue démocratique permet d’expliquer le retrait des citoyens de la chose publique, la faible participation aux élections, l’absence d’implication aux réunions de concertation. Les raisons de cette fatigue sont nombreuses. Mais on y trouve en priorité le sentiment de ne pas être entendu par les représentants élus.
Conflits d’intérêts, marchands de doute, influence des fondations privées… de nombreux phénomènes sont susceptibles de brouiller le discours scientifique. Les théories du complot et fausses nouvelles, phénomène réinventé ces dernières années sous le nom de fake news, se propagent aujourd’hui grâce aux réseaux sociaux. Sommes-nous actuellement en pleine crise de la connaissance ? Comment ce philantrocapitalisme, financé par le privé, perturbe-t-il le paysage de la recherche aujourd’hui ? Ces phénomènes qui brouillent le discours scientifique (surenchère médiatique, conflits d’intérêts dans l’expertise et philanthrocapitalisme) n’ont-ils pas toujours existé ? Comment améliorer ces critères de scientificité qui permettent de distinguer science et pseudoscience ?
Combien sont-ils comme David, depuis le début du mouvement, fin novembre 2018, à avoir reçu des tirs de LBD – une arme dite « de force intermédiaire » qui a progressivement remplacé le Flash-Ball ?
Le "grand débat national", qui pourrait être suivi d’un référendum sur des questions multiples, pose question. Il semble difficile de rejouer, en dehors des cadres institutionnels établis, le débat qui a eu lieu au printemps 2017… quand on sait à l’avance qu’il ne sera pas possible de revenir sur certains points du programme que le suffrage universel a validés.
Le mouvement des Gilets Jaunes est une véritable révolte populaire, assez peu organisée et dont les revendications sont hétérogènes. Toutefois, parmi ces dernières, l’une est de nature politique et s’est progressivement imposée : le référendum d’initiative citoyenne (RIC). L'idée n'est pas nouvelle mais on ne reviendra pas ici sur son histoire. Notre propos est bien plutôt de prendre appui sur une recherche récente pour réfléchir au fait que le RIC est peut-être une fausse bonne idée et qu’il serait préférable de favoriser la démocratie participative plutôt que la démocratie directe. Encore faudrait-il toutefois que cette démocratie participative parvienne à exister davantage, ce qui pose la question trop occultée du fonctionnement politique au niveau local et non pas simplement national.
Le gouvernement dit réfléchir à l'« actualisation » de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’État.