Environnement

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mercredi, septembre 25 2019

Réchauffement climatique : le rapport (plus qu') alarmant du Giec sur les océans

25 09 2019

La_fonte_des_glaces_selon_le_rapport_du_Giec.jpgLes océans et les zones gelées, victimes du réchauffement climatique, dépérissent à grande vitesse, menaçant des pans entiers de l'humanité qui doit réduire au plus vite ses émissions de CO2 pour limiter les dégâts, avertit ce mercredi un rapport alarmant du GIEC.
Montée du niveau des océans d'au moins d'un mètre d'ici 2100, petites îles menacées de submersion, glaciers qui disparaissent... Certains des impacts dévastateurs du changement climatique sont déjà « irréversibles », note le groupe d'experts climat de l'ONU à l'issue d'une réunion marathon de cinq jours à Monaco. Comparées aux rapports précédents, toutes les estimations sont pires. « Si on voit les chiffres concernant l'élévation du niveau de la mer, ils sont encore supérieurs au dernier rapport du Giec sur le 1,5°C sorti il y a quelques mois », commente Ludovic Frère-Escoffier, responsable du programme vie des océans au WWF France.

mardi, août 27 2019

Disparition des abeilles : comment l’Europe a renoncé à enrayer leur déclin

27 08 2019

GERMANY-ANIMALS-WEATHER-BEEIl n’y aura pas de répit pour les abeilles. L’Union européenne a décidé de passer outre l’avis de ses propres experts, et de la communauté scientifique au sens large, dans la protection de ces insectes. Après six années d’atermoiements, l’un de ses comités techniques a adopté au cœur de l’été, le 17 juillet, un texte réglementaire parmi les plus lourds de ­conséquences pour l’avenir de la biodiversité sur le Vieux Continent.
L’association française Pollinis, qui participe au comité des parties prenantes mis en place sur le sujet par l’EFSA, dénonce l’intense lobbying des industriels de l’agrochimie.

Photo : lemonde.fr

jeudi, juin 13 2019

Le lent poison des déchets radioactifs « oubliés » qui contaminent les sols français

13 06 2019

dechets_radioactifs.jpgEntre 1947 et 2001, près de 250 gisements d’uranium ont été exploités dans l’Hexagone, pour la fabrication de l’arme atomique puis l’alimentation en combustible des réacteurs nucléaires. Ils ont laissé comme héritage 51 millions de tonnes (environ 40 millions de mètres cubes) de résidus stockés dans les enclaves minières, mais aussi 170 millions de tonnes (plus de 100 millions de mètres cubes) de stériles : des roches extraites pour accéder au minerai, qui contiennent des métaux lourds radioactifs. De ces montagnes de résidus, il n’y a pourtant pas trace dans les documents d’information mis à la disposition du public, dans le cadre du débat en cours sur le Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR).

Photo : lexpress.fr

vendredi, mai 10 2019

L'impact du transport aérien sur le climat

10 05 2019

Pollution_du_trafic_aerien.jpgL’impact du transport aérien sur le changement climatique a fait ces derniers mois l’objet d’une polémique croissante. Au-delà du débat sur la fiscalité se pose la question de la durabilité de ce mode de déplacement.
On questionne la pertinence de maintenir les lignes aériennes en Europe, voire la responsabilité des voyageurs, dans le sillage des Suédois qui se détournent de plus en plus de l’avion sous l’effet de la taxation des billets et de l’émergence de la « honte de voler ».
Cette situation mérite qu’on regarde les chiffres de plus près : quel est l’impact du transport aérien au niveau mondial ? Quelles perspectives d’évolution du trafic ? La technologie permettra-t-elle de limiter les émissions de manière suffisante ?

samedi, avril 27 2019

12 millions d’hectares de forêts tropicales détruites en 2018

27 04 2019

En 2018, le monde a perdu 12 millions d’hectares de forêts tropicales, soit la superficie du Nicaragua, révèle mardi le World ressources institute (WRI), dont 3,64 millions de forêts tropicales primaires essentielles pour le climat et la biodiversité.
Selon ce rapport annuel mené par Global Forest Watch, 2018 se classe comme la quatrième plus mauvaise année en terme de déforestation de la forêt tropicale, après 2016, 2017 et 2014.
Les pays les plus concernés sont le Brésil, l’Indonésie, la République démocratique du Congo, la Colombie et la Bolivie.

vendredi, avril 26 2019

Le recyclage mondial en plein chaos depuis que la Chine a fermé sa poubelle

26 04 2019

Des montagnes de déchets qui s’entassent dans les pays occidentaux, aux villes d’Asie du Sud-Est qui croulent sous les emballages importés, le circuit du recyclage mondial est en crise depuis que la Chine ne veut plus être la poubelle du monde.
Pour ne plus être la première destination mondiale du recyclage, Pékin a banni début 2018 l’importation de plastiques et de plusieurs autres catégories de déchets qu’elle recyclait jusqu’alors.
Les déchets plastiques des pays développés ont commencé à être redirigés massivement vers plusieurs pays d’Asie du Sud-Est où des industriels chinois du recyclage ont transféré leurs activités.

jeudi, mars 14 2019

Le droit de l'environnement et son application en France

14 03 2019

Police_de_l__environnement.jpgUne mesurette par-ci, deux mots changés par-là : c’est par petites touches que les normes qui protègent l’environnement sont amendées et affaiblies. Pour le gouvernement, il s’agit d’une « simplification » nécessaire. Les associations dénoncent, elles, une régression.
Le principe de « non-régression » du droit de l’environnement, intégré dans la loi Biodiversité de 2016, marque une volonté de préserver cette construction normative. Mais, dans les textes, les défenseurs de l’environnement observent une autre tendance.

mercredi, mars 13 2019

La Méditerranée (aussi) est devenue une mer de plastiques

13 03 2019

Plastique_en_mer.jpg5 250 milliards, c’est le nombre de particules plastiques qui flottent à la surface des mers et des océans du monde, soit l’équivalent de 268 940 tonnes de déchets. Des fragments qui circulent au gré des courants, avant d’échouer pour une partie sur les plages, les îles, les atolls de récifs coralliens ou encore dans l’un des cinq « gyres » océaniques, dont le plus grand et plus connu se situe dans l’océan Pacifique nord.
La majorité de ces déchets existe sous forme de microplastiques, c’est-à-dire de déchets d’une taille inférieure à 5 mm. Ces micro-déchets sont constitués d’un assemblage hétérogène de pièces qui varient en taille, forme, couleur, densité et composition chimique. Parmi eux, la plupart dérivent en mer avant d’être détérioriés, un processus qui peut prendre entre 100 et 1 000 ans.

Photo : humanite-biodiversite.fr

mardi, mars 5 2019

Le choix de polluer

5 03 2019

La_contamination_du_monde.jpgL’ouvrage consacré par François Jarrige et Thomas Le Roux à la « contamination du monde » est une synthèse sans précédent sur l’histoire des pollutions dans le monde. Leur étude porte pour l’essentiel sur la période allant du XVIIIe siècle jusqu’aux années 1970.
Mais l’ouvrage ne se limite pas au cas français. Il s’agit d’une histoire véritablement mondiale des pollutions et de leurs régulations. Le choix de cette échelle participe du mouvement historiographique de la « global history » et des diverses « histoires mondiales ». Ces histoires mondiales ou globales visent à replacer les objets d’étude historiques dans une perspective planétaire, soit en étudiant des phénomènes d’échelle mondiale, comme le réchauffement climatique ou la mondialisation des échanges, soit en montrant les liens entre les dynamiques historiques d’échelle mondiale ou régionale et les phénomènes historiques locaux.

dimanche, février 17 2019

Qu’est-ce qui tue les insectes ?

17 02 2019

Papillon.jpgIl y a quelques jours, est paru dans la très sérieuse revue Biological Conservation un article compilant les résultats de 73 études publiées depuis 40 ans. Cet article rigoureux a répertorié tous les travaux publiés, prenant en considération ceux qui analysaient des tendances quantitatives – nombre d’espèces ou abondances – sur des périodes de temps définies.
Le constat est accablant et quasi-unanime : la tendance est à la baisse drastique des populations d’insectes et à l’extinction probable de nombreuses espèces à l’horizon des quelques prochaines décennies, et cela plus encore que dans le cas des plantes ou des oiseaux.

Photo : theconversation.com

mardi, janvier 15 2019

Pour en finir avec les pesticides, il faut aussi des agriculteurs dans les champs

15 01 2019

Lancé en 2008 à la suite du Grenelle de l’environnement, le plan gouvernemental « Ecophyto » proposait de réduire drastiquement l’usage des produits phytosanitaires dans l’agriculture française. Son objectif initial – réduire de moitié en 10 ans l’utilisation de ces produits –, a été repoussé à 2025 avec la nouvelle mouture du plan (Ecophyto II de 2015). Il est encore très loin d’être atteint.
Un élément n’est cependant jamais évoqué : depuis trois décennies, les exploitations agricoles s’agrandissent et en conséquence cherchent à simplifier les pratiques, ce à quoi les pesticides contribuent. La mise en œuvre de pratiques permettant la réduction de l’usage des pesticides (travail du sol, rotation des cultures, infrastructures écologiques…) est alors rendue difficile : elle nécessite plus de travail et complexifie les pratiques.

mercredi, novembre 21 2018

L’humanité soumise à des catastrophes climatiques en cascade

21 11 2018

Dans la Bible, Dieu a puni l’Egypte en lui infligeant dix plaies. L’humanité actuelle, elle, a subi les foudres du changement climatique d’au moins 467 façons différentes. Surtout, ces châtiments vont redoubler, puisqu’en 2100, la moitié de la population pourrait être menacée par trois à six catastrophes climatiques (sécheresses, vagues de chaleur, inondations, etc.) d’intensité maximale de manière simultanée si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites drastiquement. Voilà les deux conclusions d’une étude inédite, originale et très inquiétante, publiée dans Nature Climate Change lundi 19 novembre, qui aborde pour la première fois les risques cumulés entraînés par le dérèglement climatique.

vendredi, octobre 12 2018

Réchauffement climatique : la nouvelle alerte du Giec

12 10 2018

GIEC_IPCC.jpgEn théorie, contenir l’emballement climatique qui nous guette est encore possible, mais en pratique? Le monde doit engager des transformations « rapides » et « sans précédent », s’il veut limiter le réchauffement à 1,5°C, une cote d’alerte qui pourrait être atteinte dès 2030, préviennent les experts climat de l’ONU.
Dans un rapport de 400 pages, dont le « résumé à l’intention des décideurs politiques » a été publié lundi, les scientifiques exposent les impacts déjà visibles et la menace d’emballement au-delà d’1,5°C de réchauffement (par rapport aux niveaux pré-industriels): canicules, extinctions d’espèces, déstabilisation des calottes polaires, montée des océans sur le long terme…

Photo : goodplanet.info

dimanche, août 19 2018

L’impact des paradis fiscaux sur la dégradation de l’environnement

19 08 2018

Les flux financiers venus des paradis fiscaux contribuent à la détérioration de l’environnement. C’est ce qui montre une étude sur le financement de la déforestation pour produire du soja et du bœuf en Amazonie au Brésil et sur les navires impliqués dans la surpêche conduite par le Stockholm Resilience Center publiée dans la revue scientifique Nature. Il en ressort que 68 % des investissements étrangers, soit plus de 18 milliards de dollars entre 2000 et 2011 dans 9 compagnies brésiliennes du soja et de la viande bovine, 2 activités responsables de la déforestation de l’Amazonie, proviennent de paradis fiscaux. Près de 90 % de ces fonds proviennent des îles Caïmans.

dimanche, juillet 1 2018

Air toxique : un cocktail de molécules encore largement méconnu

1 07 2018

Pollution_dans_les_villes.jpgLa pollution de l’air demeure l’un des principaux fléaux des temps modernes. Selon un rapport de l’OMS publié en 2016, 92 % des populations urbaines ne respirent pas un air sain ; un chiffre alarmant à l’heure où 53 % de la population mondiale vit désormais en ville (une part qui devrait être portée à 65 % en 2050).
Face noire de la révolution industrielle puis des « trente glorieuses », la pollution atmosphérique urbaine tend – en valeur absolue – à diminuer dans les pays occidentaux ; mais ses conséquences demeurent extrêmement sensibles sous l’effet de l’évolution des principales autres causes de mortalités (diminution des morts violentes, augmentation des décès dus au cancer, aux maladies du système nerveux et stagnation des décès liés aux maladies respiratoires dans un contexte de diminution du tabagisme).

Photo : theconversation.com

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