Offrir un cadre réglementaire et stimuler la recherche. Voici ce que le Parlement européen propose dans une résolution non contraignante. Cela étant, pour éviter toute forme d’amalgame, il ne préconise pas la légalisation à des fins récréatives. Il s’agit seulement de permettre à tous les patients d’avoir accès aux bienfaits du cannabis médical tout en luttant contre toute les formes de détournement envisagées.
Par ailleurs, cette résolution est en phase avec la position des 28 ministres de l’Intérieur promouvant des solutions de remplacement aux sanctions coercitives, en particulier les amendes.
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En 2017, 72 000 personnes sont mortes d’overdoses aux États-Unis, dont les deux tiers fauchées par des opioïdes prescrits par des médecins ou acquis sur le florissant marché illégal. Plus que ce que le sida, les accidents de la route ou encore les armes à feu ont chacun généré, la pire année de leur histoire.
Alors que le gouvernement l'avait promise avant l’été, l’annonce de la réforme de l’hôpital est repoussée. L’hôpital traverse une dépression collective. Les services d’urgence craquent, les hôpitaux manquent de moyens et le personnel met en garde : la sécurité des patients ne sera plus forcément assurée cet été.
Le scandale dure depuis des dizaines d’années. Des multinationales du négoce de produits pétroliers livrent en toute légalité un poison invisible en Afrique. Il s’agit de carburants de basse qualité volontairement mélangés à des produits chimiques à la toxicité bien connue. Il en ressort un sinistre cocktail de diesel et d’essence extrêmement polluant, émettant de grandes qualités de particules fines et à la teneur en soufre parfois 1 000 fois supérieure aux normes européennes.
Le business des carburants toxiques tourne à plein régime et est pratiqué sans retenue par des grands groupes pétroliers et des mastodontes du négoce, aussi discrets qu’impitoyables dans leurs pratiques commerciales dépourvues d’éthique. C’est l’Afrique, se disent-ils sans doute. Le fait que les courtiers utilisent les termes de « qualité africaine » n’a rien d’anodin.
Voisins d’une des plus grandes zones industrialo-portuaire (ZIP) d’Europe, les quelque 100 000 habitants du golfe de Fos savent depuis longtemps que l’air qu’ils respirent n’est pas le plus pur de France. Mais ils ne se doutent pas encore que la viande, les œufs ou les moules qu’ils consomment localement sont aussi contaminés par la pollution.
Près de 13,5 % des salariés en France seraient exposés à un ou plusieurs facteurs cancérogènes au cours de leur activité professionnelle, soit environ 2 370 000 salariés ! Parmi ces polluants figurent les HAP (hydrocarbures aromatiques polycyclique), en tête des composés responsables des cancers professionnels. Alors que la prévention en matière d’exposition à ces produits devrait être prioritaire, c’est le manque ou l’insuffisance de protection, le déni des employeurs, le recours à la sous-traitance pour effectuer les tâches les plus exposées, les difficultés de reconnaissance en maladies professionnelles qui dominent… Va-t-on continuer à jeter un voile discret sur ce scandale ou agir résolument au grand jour pour mettre en place des actions de prévention et de soins à la hauteur du danger ?
Fos-sur-Mer, Port-Saint-Louis-du-Rhône ou encore de Port-de-Bouc dans le Golfe de Fos. Ce secteur extrêmement industrialisé fait partie du grand port maritime de Marseille. Le taux de cancer y est deux fois plus élevé qu'ailleurs en France et les cas de diabète et d'asthme se multiplient. Pourquoi les habitants de cette zone en particulier déclarent-ils autant de maladies ? Dans l'air que ces gens respirent, on trouve beaucoup de fumées, parce qu’il y a beaucoup d'industrie lourde : raffineries, dépôts pétroliers, métallurgie, sidérurgie, et les rejets qui vont avec : métaux lourds, dioxyde d'azote, particules ferreuses, etc.
Les températures fraîches apportent leur lot de microbes. Peu de monde échappe aux rhumes, troubles intestinaux, maux de gorge... Pour se soigner, les Français ont recours à l'achat de médicaments en libre-service. Le magazine 60 Millions de consommateurs tire la sonnette d'alarme dans une étude publiée mardi 14 novembre. Près d'un médicament sur deux est à proscrire de sa boîte à pharmacie, car la balance entre les bénéfices et les risques est mauvaise.
On connaît le glyphosate depuis le début des années 1970 lorsqu’il fut introduit par Monsanto avec la commercialisation du Roundup. Depuis, d’autres glyphosates sont apparus, portant différents noms et répondant à diverses formules chimiques en fonction des adjuvants utilisés pour les élaborer. Les raisons en sont multiples : simplicité d’utilisation, coût modique, action sur certaines voies métaboliques de la croissance des végétaux qui n’existent pas chez les animaux.
Depuis vingt ans, les scientifiques constatent avec inquiétude que les capacités intellectuelles ne cessent de diminuer à l'échelle mondiale. Une baisse du QI a été observée dans plusieurs pays occidentaux. À cela s'ajoute une explosion des cas d'autisme et des troubles du comportement. En cause : les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui bouleversent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus. Présentes dans les pesticides, les cosmétiques, les mousses de canapé ou encore les plastiques, ces particules ont envahi notre quotidien : nous baignons dans une véritable soupe chimique.
La responsabilité du travail dans l’apparition de cancers reste largement sous-estimée. Le facteur professionnel est fréquemment incriminé dans les troubles musculo-squelettiques liés aux gestes répétitifs ou dans les problèmes de santé mentale du type burn-out, mais il l’est trop peu dans les pathologies cancéreuses. Celles-ci constituent pourtant la première cause de mortalité en France.
En France, les politiques emploient depuis des années la manière forte pour lutter contre le tabagisme, mais les Français n’abandonnent pas leur Gauloise pour autant. Le gouvernement veut désormais faire grimper en flèche le prix du tabac afin qu’il devienne un produit de luxe que les fumeurs les plus pauvres ne pourront plus s'offrir. En Allemagne en revanche, le nombre de fumeurs diminue, et ce malgré une législation très laxiste. Les politiques menées ont-elles une véritable influence sur la consommation de tabac ? Et quel rôle joue la société ? ARTE Info fait le point avec une comparaison en sept points du rapport au tabac en France et en Allemagne.