Le placement sous surveillance électronique fait l’objet d’une recherche au long cours depuis sa mise en place en 2000. Si les profils des placés ont été plusieurs fois analysés, de nombreux questionnements subsistent quant à l’évaluation de la mesure au regard de la récidive. Cinq années après le placement sous surveillance électronique, 6 condamnés sur 10 n’ont pas de nouvelle condamnation inscrite sur leur casier judiciaire. Moins d’un quart ont une nouvelle affaire sanctionnée par une peine de prison ferme. Ces résultats placent a priori la surveillance électronique dans une position plus favorable, en termes de récidive, que la détention. Mais il faudra de nouvelles recherches pour affiner ces résultats.

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