Image_police.gif Chacun connaît désormais monsieur Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, fidèle de monsieur Christian Estrosi, promu secrétaire national de l'UMP en charge des questions de sécurité par le Président Sarkozy. Le 29 juin dernier, monsieur Ciotti avait fait adopter à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à suspendre les allocations familiales, après « un premier avertissement », pour lutter contre l'absentéisme scolaire. Le 1er août, dans un entretien au JDD, il prolongeait le discours de Grenoble de N. Sarkozy en annonçant que les parents qui ne feront pas respecter le système de probation décidé par le juge à l'encontre d'un mineur délinquant « encourront une condamnation pénale qui pourra aller jusqu’à deux ans de prison ». La question était ancienne, mais la sévérité exceptionnelle.
Or voici que, interrogé sur les actes délinquants (conduite en état d'ivresse et outrage à dépositaire de l'autorité publique) commis par le fils (16 ans) du directeur général de la police nationale, monsieur Ciotti déclarait sur Canal+ ce 17 septembre  : « Aller l'attaquer de façon mesquine sur une affaire familiale (...), je trouve ça purement scandaleux ». Il ajoutait au passage cette phrase, mémorable : « tout le monde peut avoir des problèmes avec ses enfants ». Tout le monde, ou bien seulement les enfants des puissants ? Comme le dit Mouloud Akkouche, c'est bien une justice à deux vitesses. Est-ce que ce ne serait pas plutôt ça qui est « scandaleux », monsieur le député ?