Image_livre_apocalypse.jpg L'apocalypse de la modernité, par Emilio GENTILE, Aubier-Flammarion, 2011.
"A la fin de L'Apocalypse de la modernité, qui étudie un ensemble de réflexions sur le destin de la civilisation occidentale au XIXe siècle, le grand historien italien Emilio Gentile conclut : "Parmi les observateurs avertis, exégètes de l'apocalypse de la modernité, certains remarquèrent (...) que la Grande Guerre avait déposé quelques oeufs sur le continent européen. Des oeufs rouges, noirs et bruns." C'est que la compréhension du fascisme italien est au coeur de l'oeuvre de Gentile, largement traduite en français. Il y décrit le fascisme comme le premier mouvement à se penser en "religion politique", avec ses mythes et ses rites, analyse le rôle spécifique du parti, la place du charisme de Mussolini, et souligne encore la structure totalitaire de l'Etat fasciste. Mais dans ce nouveau volume, l'historien s'éloigne quelque peu de son terrain privilégié pour conduire une enquête sur les discours, et parfois les élucubrations autour de l'avenir de la civilisation, du XIXe siècle à la Grande Guerre. Gentile campe d'abord le décor en un plan large qui dépeint la foi dans le progrès qui accompagne les avancées scientifiques, techniques et économiques de l'époque" (lire la suite de ce commentaire de Nicolas Offenstadt dans ''Le Monde'').