Le rapport pointe ainsi, dans des termes diplomatiquement mesurées, trois points critiques :
1) Le déficit de moyens attribués au dispositif antiblanchiment, mais également plus largement à la lutte contre criminalité économique et financière.
2) L’étrangeté de la situation dérogatoire des avocats qui les « exonère non seulement de l’obligation déclarative mais également, des obligations de vigilance » lorsqu’ils agissent à l’occasion de conseils.
3) L’ambiguïté de la situation de Tracfin. Cet organisme est à tout à la fois une agence de renseignement financier (figurant dans le livre blanc sur le renseignement) qui reçoit des banques et des autres professionnels les déclarations de soupçon, et le premier maillon de la répression pénale chargée de transmettre les cas présumés de blanchiment au Parquet. La question du stockage et de l’utilisation des données recueillies (près de 20 000 informations par an et moins de 400 dossiers transmis à la justice), en dehors d’un quelconque cadre judiciaire, demeure ouverte.

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