Logo_La_vie_des_idees.pngEn Europe, 40 à 50 % des décès résultent d’une décision médicale. L’accélération de la fin de vie peut revêtir diverses formes : interruption du traitement, arrêt de la nutrition et de l’hydratation, administration massive de sédatifs et, pratique assimilée en France à un homicide et donc interdite, injection de produits létaux. Ce qu’on appelle l’euthanasie (la « bonne mort », en grec) et qui concerne, dans la conscience collective, les patients incurables désireux d’être assistés dans un suicide, cache en fait une pluralité de gestes, de décisions, de réflexions irréductibles à ces cas particuliers. À l’opposé, les soins palliatifs visent à accompagner sereinement un patient jusqu’à ses derniers instants.
Le fait d’autoriser des médecins à donner la mort, fût-ce dans l’intention de soulager des souffrances insupportables, suscite la réticence, voire le scandale. Plus largement, le débat sur l’euthanasie embrasse la manière dont, aujourd’hui, on finit et veut finir sa vie.