Image_voiture_de_police_2.jpgA La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Pierre, 81 ans, rencontre, ce samedi-là, Michel, un voisin de la cité des 4 000, âgé de 75 ans. Il l'interpelle : –"Paraît que vous vous êtes fait agresser ? –Oui, au mois de décembre, à six heures du soir. Ils m'ont roué de coups et personne n'a bougé." La bande a également rossé et tué son chien. La victime s'emporte, brandit sa canne, hurle sa colère : "Les gardiens ont appelé la police, elle n'est pas venue ! La police ne fait rien ici. Mais, on a le droit à la sécurité ! Bon Dieu !"
A Sceaux (Hauts-de-Seine), ville huppée de l'autre côté de Paris et de l'échelle sociale, Aurélie Villette, 44 ans, n'est pas plus indulgente : "Le commissariat du coin est un bunker. Une horreur ! Il faut parlementer à l'Interphone pour entrer !" Elle poursuit : "Il y a quelques années, j'ai vu un gamin de 6-7 ans taper dans un ballon et sa basket partir en l'air. Manque de chance, elle a atterri sur une voiture de police. Ils ont gardé le môme deux heures au poste ! Les policiers faisaient le tour de leur voiture pour vérifier que la basket n'avait rien abîmé… J'étais scandalisée ! A part ça, la police, on ne la voit jamais."