Il y a quelques semaines un retraité jadis condamné pour agressions sexuelles, et donc inscrit dans le Fichier des auteurs d’infractions sexuels (FIJAIS) était placé en garde à vue après le meurtre de la jeune Océane dans le Gard avant que le véritable coupable ne soit arrêté (voir ici).

Il y a quelques mois le désormais célèbre photographe François-Marie Banier faisait l’objet d’une vive altercation parce qu’il avait pris en photo des enfants à la sortie d’un mariage. La police appelée reconnaitra en lui un homme recherché pour agression sexuelle avant de constater sa méprise (voir ici).

Au début du mois de novembre, un handicapé surnommé « Didou », 43 ans, s’est fait gifler, traiter de « pédophile », de « malade mental », et menacer d’être « massacré » par un père de famille, après la diffusion par un gendarme des Pyrénées-Atlantiques de communiqués permettant de l’identifier, et prévenant qu’il était « susceptible d’inviter les enfants à monter dans sa voiture », ou qu’il était « connu pour agressions sexuelles ». Il était placé sous contrôle judiciaire pour détention de photographies prohibées, avait un casier judiciaire vierge et n’avait jamais agressé d’enfants. « Ça m’a fait beaucoup de mal, j’ai beaucoup pleuré, j’ai pensé à me suicider », dit l’intéressé qui commence seulement à « ressortir un peu » de chez lui (voir ici).

La dernière scène du film de Fritz Lang est un jury populaire qui condamne violemment M enfin arrêté. Le 1er janvier 2012 seront expérimentés les tribunaux correctionnels avec jury populaire…