image_tentes_don_quichotte.jpg150 000 personnes sans domicile fixe, un dispositif d'accueil qui, au mois de décembre dernier, ne pouvait répondre qu'à 50 % des demandes, 27 000 ménages pourtant reconnus prioritaires DALO non relogés à ce jour, un nombre croissant d'expulsions locatives (112 000 décisions judiciaires pour la seule année 2010)...et ce alors que notre pays compte 3,6 millions de mal logés et 10 millions de personnes atteintes par la crise du logement.
Ces chiffres, brutaux au regard de leurs conséquences humaines, se traduisent concrètement par la réapparition de solutions de logements de substitution que nous avions oubliées, à l'image des campements sur les abords des accès routiers ..... ou des bidonvilles. Une telle situation honteuse pour notre pays fait, en période hivernale, l'objet de commentaires et de compassion, puis engendre des annonces qui se fondent souvent sur les enseignements de l'Abbé Pierre mais s'avèrent malheureusement oubliées dès l'arrivée du printemps.
Le calendrier électoral aura cette année justifié des mesures exceptionnelles mais parcellaires, avec l'engagement récent de prolonger pour deux mois l'accueil hivernal ; mesure ponctuelle qui n'apporte pas de réponse de fond à la question de l'augmentation du nombre de sans abris. Celui-ci, sur la période 2001-2010, a pourtant progressé de 75 %, selon la Cour des Comptes.