Image_livre_crime_trafics_et_reseaux.jpgBienvenue dans un monde gangréné par le crime. Ce n’est pas le synopsis d’un thriller futuriste, mais la réalité contemporaine telle que la décrivent, nombreux éléments à l’appui, deux chercheurs chevronnés. « Crime, trafics et réseaux - géopolitique de l’économie parallèle », le livre qu’ils publient aux éditions Ellipses, nous emmène tout autour du globe et dans toutes les formes de criminalité possibles. On le referme effaré de constater que le crime est partout, et que les gouvernements font peu de choses pour l’éradiquer. Car ils sont, à différents degrés, pieds et poings liés avec lui.
En France, le crime ne prospère pas que dans les « zones de non-droit » que les politiques fustigent – les « quartiers » –, mais aussi dans les immeubles cossus des grandes villes, abritant de prospères cols blancs. « Le travail à accomplir concerne essentiellement la connectivité entre les mondes formel, informel et criminel », écrivent les auteurs. Rue89 a choisi des extraits montrant comment, d’un point de vue global puis dans plusieurs secteurs de l’économie « réelle », le crime parvient à un rôle primordial, voire dominant. Y compris dans la police, au niveau mondial. Témoignages de criminels à l’appui : 1) Un monde pas si étanche que ça ; 2) Les jeux du stade ; 3) Les oligarques, de nouveaux patrons ; 4) Le président d’Interpol était un pourri.