Image_service_public.jpgL’heure est au changement dans l’éducation et de premières décisions du ministère Peillon vont dans le bon sens : mise à l’écart des évaluations CE1 et CM2 de la DGESCO ; publication de dix-sept rapports « cachés » des Inspections générales ; annonce sur La Chaîne parlementaire « qu’au nom d’une « République exemplaire » et « transparente », le ministre s’est engagé à ce que « tous les citoyens aient accès à la connaissance collective » des statistiques concernant le système éducatif ». Mais il ne faut pas s’arrêter là : après les rapports des IG, ce sont les travaux « cachés » de la DEPP, par exemple les prévisions d’effectifs pour les prochaines années, qu’il faut publier ; il va falloir remplacer les évaluations discutables de la DGESCO par de vraies évaluations diagnostiques utiles aux enseignants, dont seule la DEPP peut organiser la conception.
La bienveillance d’un ministre, bienvenue après tant d’années de mépris, ne saurait suffire à mettre les services ministériels à l’abri des à-coups préjudiciables à leur mission au service de la société. Il faut inscrire dans le marbre les règles qui leur permettront d’être réellement au service du débat public sur l’éducation et non au service exclusif de la communication des responsables politiques du moment.