Ensuite, un management perçu par tous comme particulièrement brutal, imposant à marche forcée des restructurations pour partie demandée par la Cour des comptes (depuis un rapport très critique de 2003) mais aussi des indicateurs de "performance" de type quantitatif ne faisant guère de cas de la spécificité du travail éducatif avec des jeunes en difficulté. De manière générale, l'ensemble des personnels se plaint depuis des années d'une absence de dialogue avec les personnels, voire d'un certain mépris.

Enfin, une réduction budgétaire particulièrement cruelle depuis 2007. A la PJJ, selon les calculs des syndicats, ce n'est pas 1 fonctionnaire partant à la retraite sur 2 qui n'a pas été remplacé, mais 2 sur 3. En réalité, il semble bien que, de tous les corps de métiers de la justice, ce sont les personnels de la PJJ (tous statuts : éducateurs, postes administratifs, agents techniques...) qui ont payé le plus lourd tribut à la RGPP. Eux ont continué à voir les postes se réduire même quand le ministère créé des postes dans la magistrature et surtout dans l'administration pénitentiaire. L'année 2011 aura vu l'apogée de mouvement avec un budget PJJ en baisse de 6 % par rapport à l'année précédente et, globalement, une baisse de 7 % des effectifs depuis 2008. Et si le budget 2012 annonce une hausse de 2 %, cette hausse est liée surtout aux investissements immobiliers destinés à augmenter le nombre de centres fermés.

Quel est l'avenir de ce service public ? C'est la question que les congressistes ont posé au nouveau gouvernement, au-delà de la qualité de l'accueil et de l'écoute que l'ensemble des syndicats de la PJJ (SNPES mais aussi CGT et UNSA) déclare avoir reçu de la nouvelle ministre de la Justice.

Pour aller plus loin :

  • La [PJJ sur le site du ministère de la Justice

|http://www.justice.gouv.fr/justice-des-mineurs-10042/la-dir-de-la-protection-judiciaire-de-la-jeunesse-10269/]