aeroport-nantes.jpgDepuis une dizaine de jours, à l’aéroport de Nantes-Atlantique, la société prestataire de sûreté aéroportuaire SGA imposait le dévoilement des femmes voilées. Lorsque ces passagères se présentaient à l’embarquement, les agents de SGA avaient recours au renfort des forces de polices si celles-ci s’étonnaient de cette injonction.
Si les consignes européennes mentionnent bien la possibilité d’une palpation de la coiffure dont les modalités sont laissées à l’appréciation du personnel de sécurité, cette inspection n’est pas obligatoire notamment en cas de franchissement de portique des détecteurs de métaux.
Garantir la sécurité de tous est évidemment le but premier des contrôles à l’embarquement. Or, il est toujours possible de trouver une solution raisonnable afin de préserver la dignité de chacun. Mais à l’aéroport de Nantes-Atlantique, alors que les passagères voilées proposaient même l’alternative d’une palpation ou d’une inspection dans une pièce séparée, tout arrangement était systématiquement refusé, sous peine de rater leur avion.

Actualisation 4 juillet 2012 : à présent, le cas de l'aéroport de Lyon