Image_deprime.jpgEn 2008, leurs ordinateurs, leurs véhicules et leurs dossiers disparaissent, emportés par les nouveaux espions-stars de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). « Il nous reste une voiture pour 30 policiers dans le Nord ! » s’indigne Alexandre Langlois, délégué CGT-Police (syndicat minoritaire).
Lors de la fusion entre les Renseignements généraux (RG) et la Direction de la surveillance du territoire (DST), un tiers des ex-RG reste sur le carreau. Dès qu’un dossier apparaît comme sensible pour « la sécurité nationale », la DCRI (3 500 policiers) s’en saisit. Amers, 1 500 ex-RG rejoignent la Sous-direction de l’information générale (Sdig), un service moins prisé et placé sous la tutelle de la Sécurité publique. Chargés « du comptage des manifestants, des violences urbaines, des conflits sociaux », ils opèrent uniquement « en milieu ouvert », c’est-à-dire en déclinant leur identité aux personnes qu’ils rencontrent.
Un policier de la Sdig, en poste près de Paris, évoque des policiers « minés et dégoûtés ».

Illustration : blogdegio.free.fr