Image_CEF.jpgSuite à un entretien paru mardi 7 août dans Libération, la ministre de la Justice Christine Taubira a suscité une polémique, en mettant en doute l’efficacité des Centres éducatifs fermés (CEF). Au sein de l’action sociale, ce débat n’est pas récent. Depuis plusieurs années, de nombreux travailleurs sociaux témoignent du malaise régnant au sein de ces CEF. La plupart d’entre eux réclament une évaluation de l’action réalisée au sein de ces structures fermées.
Selon la protection judiciaire de la Jeunesse (PJJ), chaque centre accueille en moyenne une douzaine de «mineurs» délinquants âgés de 13 à 18 ans en alternative à une incarcération. En théorie, ces jeunes en situation de marginalité avancée devraient être encadrés par des spécialistes de l’action sanitaire et sociale : éducateurs spécialisés, enseignants, mais également infirmiers, psychologues. Mais force est de constater sur le terrain que, dans de nombreux établissements, cet encadrement s’avère être plus un désir qu’une réalité.

Illustration : europe1.fr