emeute_a_Amiens.jpgUne centaine de policiers ont été dépêchés en renfort à Amiens mardi 14 août pour contrer d’éventuels nouveaux débordements après les violents affrontements qui ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi dans la banlieue nord de cette agglomération. Seize policiers ont été blessés et des infrastructures publiques (gymnase, école maternelle…) incendiées. Le président François Hollande a promis de mettre en oeuvre "tous les moyens de l'État" pour lutter contre les violences, tandis que le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, s'est rendu sur place mardi après-midi. Il a parlé de "guérilla urbaine" et déclaré que "rien ne peut excuser, rien, qu'on tire sur des policiers, qu'on tire sur des forces de l'ordre et qu'on brûle des équipements publics". Hué à son arrivée sur place, le ministre a ensuite ajouté : "Je ne suis pas venu pour qu'on passe au kärcher ce quartier", en allusion à la phrase prononcée par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, pendant une visite à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) en 2005.
Pourquoi Amiens brûle-t-il ? Et comment analyser la réaction du gouvernement de Jean-Marc Ayrault face à cette explosion de violence ?

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