Policiers-coleres-Paris2.jpgLe 21 mai, pour la septième et dernière fois, une cinquantaine de policiers s’était rassemblée devant la préfecture du Rhône, comme dans d’autres grandes villes de France. Ces « policiers en colère », comme ils se sont nommés, manifestaient suite à la mise en examen pour homicide volontaire d’un policier qui avait tué, le 25 avril dernier, un délinquant en fuite à Noisy-le-Sec. Quelques jours avant, le 11 avril, le décès d’un de leurs collègues à Chambéry, tué en service par des cambrioleurs, avait soulevé une très vive émotion. Mais l’affaire de Noisy-le-Sec n’a servi que de « révélateur » du malaise qui couvait dans la police. D’où la multiplication de ces rassemblements sauvages avec, parfois, de sortie, uniformes et véhicules sérigraphiés. 
Débordés par leurs bases, les syndicats-ennemis de la police nationale ont tenté, chacun de leur côté, d’encadrer la contestation, en appelant à des rassemblements, avec des mots d’ordre sensiblement différents.
Craignant qu’on les accuse de ne pas respecter leur devoir de réserve, les policiers du CLIP veulent rester dans l’anonymat. Pour porter leur discours, ils ont choisi des « civils », deux « anciens flics ». Des lieutenants de police qui ont démissionné et qui pourraient devenir leurs porte-parole : Bénédicte Desforges et Marc Louboutin.

Du même auteur : "Aux Minguettes, les CRS font de la prévention en short", ainsi que "A Lyon, une semaine de chasse aux Roms".