image_femme_rebelle.jpgComparer les sanctions prononcées à l’encontre des prévenus est chose délicate. C’est pourtant à cette épineuse tâche que se sont livrés deux universitaires lillois, dans un chapitre d'un livre collectif qui vient de paraître aux éditions La Découverte.
Désireux de comparer les sanctions prononcées à l’encontre des hommes d’une part et des femmes de l’autre, ils ont assisté aux comparutions immédiates de 1 228 prévenus et comparé les peines prononcées à l’encontre des délinquants présentant des profils identiques (même délit, même passé judiciaire, même nationalité, même situation face à l’emploi).
Les conclusions des deux chercheurs sont sans appel. « Les décisions prises à l’encontre des femmes tendent clairement vers la clémence », explique Thomas Léonard, attaché temporaire d’enseignement et de recherche à l’université de Lille II et coauteur de l’étude. « Les femmes bénéficient plus souvent d’une relaxe. Quand elles sont condamnées à de la prison, c’est le plus souvent assorti de sursis, et quand elles écopent d’une peine ferme, le quantum est en moyenne moins élevé que celui des hommes. »

Illustration : goldfm.fr