Après avoir fait de Nice la grande ville la plus vidéosurveillée de France (près de 750 caméras prévues fin 2012, pour un peu plus de 340 000 habitants) au prix d'énormes investissements (6,4 millions d'euros engloutis ces dernières années), il a aussi fortement augmenté les effectifs de police municipale (près de 400 agents, plus 150 ASVP) et transformé ces policiers en véritables petits robocops (avec armes, taser et flash-ball). En mars 2012, il annonçait même la création de la BMITP : Brigade Mobile d’Intervention pour la Tranquillité Publique. Une sorte de BAC municipale chargée de "patrouiller dans les rues de Nice, pour lutter contre toutes les formes de nuisances : incivilités, tapages, dégradations, troubles de voisinages, regroupements de jeunes…" (voir ici). Passons aussi sur la proposition d'équiper de portiques de sécurité avec détecteurs de métaux tous les établissements scolaires de Nice et de la communauté urbaine (voir ici), et d'autres du même acabit. On comprend alors que la dernière en date (l'annonce du recrutement de vigiles privés pour patrouiller dans les rues des quartiers populaires niçois) n'est que le énième épisode du feuilleton niçois.
Le plus étonnant dans tout cela, c'est que les niçois pourraient finir par se dire que les années passent et que si la persistance de ce discours prouve une chose, c'est que la politique de sécurité de leur maire est singulièrement inefficace. Mais Christian Estrosi a prévu le coup, c'est toujours la faute des autres, même quand le mensonge est éhonté. Cette fois-ci, la délinquance aurait incroyablement augmenté au premier semestre 2012 par rapport au premier semestre 2011. Et ce serait là « le fruit de la politique irresponsable des socialistes » qui pourtant n'étaient pas au pouvoir. Plus c'est gros plus ça passe ? Faut croire...

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