gpis.jpgMediapart s’était intéressé au GPIS après un incident entre des jeunes parisiens et des agents, en mai 2012, un agent présent ayant dénoncé un bidonnage du GPIS destiné à faire croire à un guet-apens.
Pas des fonctionnaires de police, mais pas tout à fait de simples vigiles de la sécurité privée non plus. Dirigé depuis janvier 2011 par Jean-Paul Bénas, un commissaire divisionnaire retraité, le GPIS est une structure sans but lucratif. Elle est née en 2004 de la volonté de plusieurs bailleurs sociaux parisiens de mutualiser leurs services de prévention et de surveillance de leur patrimoine HLM. Ce groupement d'intérêt économique (GIE) compte aujourd'hui quelque 200 salariés, dont 150 sur le terrain, qui assurent, de 19 heures à 5 heures du matin, la surveillance des parties communes des HLM de dix arrondissements parisiens (76 817 logements précisément en 2012).
Le budget, passé de 8 millions d'euros en 2005 à 12 millions d'euros en 2012, est pour moitié financé par la Ville de Paris, qui verse 5,9 millions d'euros de subventions chaque année aux bailleurs concernés. Une contribution particulièrement généreuse, si l'on en croit les conclusions d'un audit interne que Mediapart s'est procuré.