On_prend_les_memes_et_on_recommence.jpgLes brigades du « Tigre » Manuel Valls – comme le surnomme désormais Le Monde – ont encore frappé lundi 27 août au petit matin en expulsant 72 personnes d’un campement de Roms installé depuis plus de quatre mois sur la commune d’Evry : intervention précipitée puisque le juge des référés, saisi par le propriétaire des lieux, devait se prononcer sur la demande d’expulsion le lendemain ; quant à la question du relogement des intéressés, elle a été abandonnée aux bons soins de la Croix-Rouge…
Cette évacuation s’inscrit dans une série d’opérations de police menées depuis le début de l’été, à la demande du ministre de l’Intérieur, partisan d’une politique dite de « fermeté » ayant conduit à l’évacuation-destruction de nombreux campements et à l’expulsion hors de notre territoire de plusieurs dizaines de Roms, sur fond de stigmatisation – chiffres farfelus à l’appui (ceux-là même que brandissait Brice Hortefeux en son temps) – de la « délinquance roumaine » (la police tiendrait-elle donc des « statistiques ethniques » ?)

Actualisation 28 août : le tribunal d'Evry a rejeté le référé d'expulsion. Cette dernière est donc illégale.
Actualisation 29 août : La France rappelée à l'ordre par l'ONU sur la question des Roms.

Illustration : "on prend les mêmes et on recommence"