1744085_3_77cf_un-campement-de-roms-etabli-a-hellemmes-dans_d27fcc6aaa9f9d4c7ad6253a0c6a642c.jpgEn dépit des discours d’ouverture, le nouveau gouvernement socialiste a développé dans la réalité une politique au moins équivalente à celle du gouvernement précédent. Il a exercé une pression sans précédent sur cette population : 66 % du total des personnes évacuées en 2012 le fut sous son autorité durant les six derniers mois. De plus, le nombre de personnes évacuées durant le 3ème trimestre a battu tous les records. Le nombre de personnes ayant reçu une OQTF est lui aussi en nette augmentation.
Les chiffres montrent que depuis la mise en application de la circulaire interministérielle le 26 août 2012 « relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites », les choses n’ont pas changé : les personnes sont la plupart du temps tout simplement mises à la rue sans aucune solution alternative. Durant les six derniers mois, 63 évacuations forcées ont été menées par les forces de l’ordre dont seulement 15 l’ont été accompagnées d’une solution partielle de relogement (qui est très souvent nettement insuffisante et temporaire).
Malgré des rappels à l’ordre très fermes de l’ONU, malgré les nombreuses protestations d’ONG françaises et internationales, l’État français poursuite une politique totalement discriminatoire. De fait, selon le Rapporteur Spécial de l’ONU sur les droits des migrants, François Crépeau, « l'objectif ultime semble être l'expulsion de France des communautés migrantes Rom ».

Illustration : lemonde.fr