Image_foule.pngLes inquiétudes sur la cohésion sociale prennent, avec les crises économiques récentes, une ampleur particulière. Outre la montée des inégalités, de nombreuses lignes de fracture affaiblissent le ciment des sociétés européennes travaillées par l’individualisme. Selon un récent baromètre, seuls 38 % de nos concitoyens pensent que la société française offre à chacun la place qu’il mérite. Outre le phénomène de décrochage des populations les plus vulnérables, qui oblige à repenser les politiques de soutien, le sentiment de déclassement affecte une part croissante de la population, en particulier parmi les classes moyennes, qui se sentent victimes d’évolutions qu’elles ne maîtrisent plus : contraction du marché de l’emploi, cherté des logements, persistance des mécanismes de discrimination, croissance de l’insécurité sociale, etc. Ces phénomènes alimentent l’idée d’une fragmentation accrue de la société française.
Deux années durant, entre septembre 2010 et avril 2012, le Centre d’analyse stratégique (CAS) et la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) ont organisé une série de quatorze séminaires publics sur les instruments et les acteurs des politiques de cohésion sociale.