La deuxième lecture est plus officielle. Il s’agit du récent rapport de la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme (voir ici et ici). A défaut de le lire dans son intégralité, lisons les 30 pages consacrées aux discriminations subies par cette population. Premier constat : les Roms sont considérés comme un groupe à part. Même très à part. Le plus à part des groupes à part pour 77% des personnes interrogées. Ce qui évidemment n’est pas facilitant pour l’intégration des dites populations. Mais surtout ce rapport décrit avec précision les obstacles à l’intégration qu’ils rencontrent : atteinte à la liberté de circulation et d’installation, atteinte au droit d’asile, atteinte aux droits sociaux (droit au travail, droit aux soins), fichage de fait spécifique (OSCAR) ou encore obstacle à la scolarisation. Mais peut être cette lecture est-elle trop ardue : on y parle de textes internationaux, de droits et de jurisprudences.

Enfin, notre troisième dernière lecture suggérée, plus vivante et humaine, nous amène dans… l’Essonne. Une étude de cas qui décrit avec précision ce que scolariser des enfants Roms veut dire lorsque population et édiles locaux n’en veulent pas. Cela se passe à Ris Orangis en 2013, et c'est un article de Claudia Charles à lire sur ce site en cliquant ici.


Illustration : leberry.fr