royaume_uni.jpgUn audit sur la nature et l’étendue de la corruption au Royaume-Uni, mené par l’organisation non gouvernementale Transparency International, conclut que le problème de la corruption au sein du secteur public, et plus particulièrement les risques posés par la relation entre la corruption et la criminalité organisée, ont été sous-estimés et insuffisamment examinés. L’une des principales préoccupations à l’origine de cet audit était l’impact potentiel des importantes coupes budgétaires que le secteur public a connues au cours des deux dernières années, et leur répercussion sur l’efficacité des organismes publics à lutter contre la corruption. Le rapport se penche sur la corruption au sein du système de santé publique, des services de logements sociaux, et dans les pratiques d’attribution de marchés publics. Il s’intéresse aussi aux problèmes posés par la corruption au sein des différentes juridictions du système judiciaire. Les difficultés rencontrées par la police et la magistrature dans leur lutte contre ce phénomène y sont rapportées. Mais le document attire l’attention – et c’est rare – sur la situation délicate des prisons. Il y est avancé que les prisons en Grande-Bretagne présentent une vulnérabilité significative face à la corruption, plusieurs facteurs de risque ayant été identifiés : celui que des membres du personnel non pénitentiaire soient impliqués dans des actes de corruption ; celui que les objectifs des mesures de performance des institutions carcérales encouragent la demande de corruption ; et ce qui est décrit comme une « relation symbiotique » entre les groupes criminels dont des membres sont emprisonnés et la corruption dans les prisons.

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