fichier_de_police.jpgQuatre ans après son premier contrôle sur les fichiers d’antécédents judiciaires de la police (Stic) et de la gendarmerie (Judex), la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) constate, dans un rapport publié le 13 juin 2013, que ces fichiers géants sont toujours truffés d’erreurs. Des erreurs aux conséquences parfois dramatiques, puisque ces fichiers de police sont également consultés dans le cadre d’enquêtes administratives. Ils sont utilisés par les préfectures et le Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps) pour autoriser l’accès à près d’un million d’emplois dans la sécurité privée ou la fonction publique, ainsi que pour traiter des demandes de titres de séjour et de naturalisation.
Environ 100 000 policiers et 79 000 gendarmes ont accès au Judex et au Stic qui ont été consultés 26 millions de fois en 2012. Quelque 9,4 millions de personnes y sont fichés comme « mis en cause » (une notion policière).
En 2008, la Cnil avait constaté que 83 % des fiches qu'elle avait été amenée à contrôler (à la demande de ceux qui y étaient fichés) comportaient des erreurs ou des informations illégales.

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