enigme_simson.jpgDans un sondage IFOP paru le 22 septembre dans Sud Ouest Dimanche, 84% des sondés ont le sentiment que la délinquance a augmenté ces derniers mois. "Ce résultat, très élevé, est d’autant plus spectaculaire qu’il s’inscrit dans un mouvement interrompu de hausse". En février 2007, soit quelques mois avant la précédente élection présidentielle, "seuls" 43% des Français partageaient ce constat. Leur proportion est ensuite passée à 59% en juillet 2010 (au moment du fameux discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy) puis à 72% en novembre 2012, quelques mois après la victoire de François Hollande. D'ailleurs, c'est dans l'électorat de gauche que l'idée d'une hausse de la délinquance a le plus progressé.
Pourtant, quand on met en regard l'évolution perçue de la délinquance avec une question plus objective sur l'exposition réelle à des faits de délinquance un paradoxe se fait jour. La proportion de personnes déclarant avoir été victimes d'actes de délinquance est en effet restée stable voire a baissé depuis 11 ans. Le sondeur reposé une question déjà été posée en février 2002 et on constate une baisse de la part des Français ayant été victimes d'un vol et, dans une moindre mesure, d'un cambriolage.
Ces évolutions objectives en baisse ne correspondent donc pas à la perception très majoritairement répandue d'une véritable explosion de la délinquance.