Marre_de_l__ecole.jpgLe décrochage scolaire est considéré aujourd’hui comme un problème à traiter au niveau national et européen. De nombreuses recherches et études existent sur ce thème.
En France, chaque année, environ 17 % des jeunes sortent diplôme du second cycle général ou professionnel. Il y a consensus autour de la nécessité de réduire le nombre des sorties sans diplôme, et celles-ci sont du reste en nette diminution depuis 30 ans : de 30 % en 1980 à 17 % à la fin des années 2000. De récentes instructions insistent sur la mise en place de mesures de repérage, de prévention et de traitement du problème.
Cependant, le concept de décrochage étant assez élastique dans sa deuxième acception, et les budgets tant pour la recherche que pour l’action étant conditionnés par l’inscription du terme « décrochage scolaire » dans les projets, on en vient à définir des élèves comme « décrocheurs » alors qu’ils présentent des difficultés scolaires, sociales ou familiales qui perturbent le déroulement de leurs études, sans qu’il soit pour autant question d’une perspective d’arrêt. Ce « concept-valise », comme celui des violences à l’école – ensemble très polysémique de faits et de situations –, amène une certaine confusion chez les acteurs dans le repérage des situations et la détermination des actions à mettre en place.

Illustration : editions.educagri.fr