Strasbourg_Jesus.jpgCela va faire maintenant un peu plus de 25 ans qu’en France, politiques, journalistes, universitaires et autres « personnalités qualifiées » s’agitent régulièrement autour du caractère ou non acceptable du port du voile au sein d’une société se définissant comme laïque. De relativement confidentiel au début des années 1990, ce débat n’a cessé d’enfler au point de constituer depuis le début des années 2000 un véritable feuilleton politique et médiatique.
Or, pendant qu’on nous bassine avec la supposée difficulté des « musulmans » à se soumettre à la « laïcité », ce principe qu’on nous présente comme si solidement « chevillé » à la « sacro-sainte » République française, il existe une région en France où se sont bien les institutions publiques qui piétinent quotidiennement et en toute légalité la neutralité religieuse de l’Etat, ainsi que le principe d’une égalité de traitement des différents cultes présent sur le territoire national. Simplement, comme c’est réputé rapporter moins de voix que de parler du « problème de l’islam », comme ça se vend aussi sans doute moins bien qu’un article illustré par une jeune fille portant le hidjab dans un amphi ou à la sortie du lycée, personne n’en parle jamais.
Vous pensez que j’exagère ? Alors laissez-moi vous faire découvrir quelques unes des réalités sidérantes du statut concordataire alsacien. Et au terme de ce petit voyage vous penserez peut être comme moi que, finalement, avant de regarder le voile sur la tête de sa voisine, on ferait bien de s’occuper de ce qui se passe en Alsace-Moselle.