Pour les journalistes ensuite, pourquoi s'empresser de reprendre en cœur ce sujet, en recopiant évidemment la fausse précaution d'usage de l'AFP relative à la période électorale dans laquelle nous sommes ? Personne évidemment ne se demande ce que ce genre de titres fait à ceux qui les lisent. Personne ne se demande non plus comment ces chiffres sont produits et si les personnes considérées comme suspectes dans le fichier STIC de la police sont un reflet exact de la réalité des auteurs d'infractions. Tout le monde fait comme si les chiffres "parlaient d'eux-mêmes". L'article du site Internet du Monde se termine même en disant que la polémique a commencé et que monsieur Ciotti (UMP de la Côte d'Azur) a vu dans ces chiffres la preuve de l'échec du gouvernement socialiste. Le journaliste n'a hélas pas la présence d'esprit de rappeler que ces chiffres portent sur la période 2008-2012, sous le gouvernement précédent donc.
Il y a décidément dans tout cela une naïveté et une superficialité confondantes.

Illustration : cinema-francais.fr