carte_venezuela.jpgLa saisie de 1,3 tonne de cocaïne opérée à Roissy par l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), dans un vol commercial au départ de Caracas en septembre 2013, restera dans les annales comme la plus importante jamais réalisée en France métropolitaine. Au-delà du record, cette affaire soulève un certain nombre de questions sur le rôle actuel du Venezuela dans le trafic international de chlorhydrate de cocaïne. Depuis le milieu des années 2000, la liste des saisies en provenance de ce pays ne cesse en effet de s’allonger. Ces cargaisons visent de plus en plus directement l’Europe - deuxième marché de la cocaïne au monde - à l’image de la tonne de cocaïne interceptée sur un jet privé aux Canaries en 2012. Une situation difficilement imaginable, il y a encore dix ans, qui montre que le Venezuela est désormais devenu une plateforme majeure de distribution de la cocaïne principalement produite chez son voisin, la Colombie, avec lequel il partage plus de 2000 km d’une frontière particulièrement poreuse. En témoignent les saisies de cocaïne comptabilisées par les Vénézuéliens qui s’élèvent, depuis 1999, à 389 tonnes. Par ailleurs, les démantèlements de plus en plus fréquents d’usines de production de précurseurs chimiques et de dizaines de laboratoires de cocaïne, dans l’ouest du pays, laissent penser que le Venezuela est devenu un épicentre du trafic de cocaïne dans un contexte où son voisin colombien voit sa production diminuer.