microcredit.jpgCette expérimentation repose sur la mise en place d’un microcrédit assorti d’un accompagnement social et budgétaire assuré par une Conseillère en Economie Sociale et Familiale du CCAS de Besançon. Ce dispositif ouvert à l’origine aux personnes sans enfant comporte un volet spécifique pour les jeunes. La spécificité du microcrédit est multiple : le CCAS reste autonome dans l’octroi du prêt, qui est autofinancé sur fonds propres, et adopte de fait une position différente de celle des banques. Le microcrédit doit s’inscrire dans un projet d’insertion et propose un suivi social et budgétaire en parallèle. Par ailleurs, son taux d’intérêt est nul et il intervient en dernier ressort pour les jeunes qui ne peuvent bénéficier d’aucune aide ou microcrédit de droit commun. Il vise ainsi un public a priori plus fragile que les autres microcrédits.
L’évaluation montre que, pour les bénéficiaires, 1) le microcrédit apporte une aide à l’insertion professionnelle ; 2) aucune difficulté n’est relevée pour honorer le microcrédit ; 3) on constate un impact positif sur l’estime de soi des jeunes bénéficiaires ; 4) le fonctionnement du dispositif (montage, suivi) est jugé satisfaisant dans l’ensemble ; 5) une opinion positive est exprimée vis-à-vis du CCAS, perçu comme un lieu ouvert à tous les publics.

Photo : villecresnes.fr