sortie_prison.jpgLa population incarcérée est particulièrement touchée par les addictions. Selon les données françaises les plus récentes, près de 40 % des détenus présentent une dépendance aux substances illicites, 20 % à 30 % seraient dépendants à l’alcool et 30 % des entrants en maison d’arrêt déclarent un cumul de consommations à risque (alcool, tabac, drogues illicites, psychotropes). De surcroît, les détenus sont davantage affectés par les maladies infectieuses que la population générale : bien qu’en recul, les prévalences d’infection du VIH varient, selon les sources, entre 0,6 % et 2,0 % (3 à 4 fois plus qu’en population générale), tandis que celles du VHC se situent entre 4,2 % et 6,9 % (4 à 5 fois plus). Face à cette situation épidémiologique préoccupante, aggravée par l’état de surpopulation carcérale, les moyens du dispositif d’accueil actuel semblent insuffisants. Outre les problèmes d’accès aux soins pendant l’incarcération, les difficultés d’hébergement et de continuité des soins persistent à la sortie, en particulier dans les maisons d’arrêt. Pour éviter les ruptures de soins et les « sorties sèches », les pouvoirs publics tentent d’« améliorer la prise en charge et la continuité des soins délivrés aux usagers de drogues et d’alcool incarcérés ».

Photo : sudouest.fr