Image_chuchoter_educol.net.jpgVieux serpent de mer, l’épineuse question de l’échange d’informations entre partenaires locaux de sécurité revient en force dans le débat public. Un an à peine après le lancement de la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2013-2017, le gouvernement s’apprête à publier un document de cadrage, une « charte-type » pour mieux encadrer la communication entre professionnels des informations à caractère confidentiel sur les personnes évoquées en réunion.
Le sujet est sensible : lors des travaux préparatoires à la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, les travailleurs sociaux étaient descendus dans la rue pour protester contre une mesure leur imposant un « devoir de signalement » aux maires des familles en difficultés. Certains étaient même allés jusqu’à dénoncer «un appel à la délation». Devant cette bronca, la mesure fut retirée et renvoyée à une charte déontologique type qui passa inaperçue. C’est précisément cette charte, tombée aux oubliettes, que le secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance a décidé aujourd’hui de ressortir du tiroir et de toiletter.

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