discrimination.jpgL’objectif de ce rapport était de faire le tour des problématiques relatives aux discriminations ethniques, raciales et religieuses, ainsi que des moyens permettant de les nommer et de les quantifier, afin de faire émerger des mesures plus globales susceptibles de les faire reculer progressivement. Il lance, une fois encore, un message fort à destination du Gouvernement pour qu’il prenne ses responsabilités et contribue à la formation tout au moins des agents relevant de son autorité. Le secteur privé doit lui aussi s’atteler à une tâche similaire pour agir dans la bonne direction. Les discriminations ne disparaîtront pas d’un coup de baguette magique. Il y faudra détermination et constance.
La quantification par des statistiques ethniques étant devenue un sujet polémique à chaque fois qu’on l’évoque, vos rapporteurs, qui n’y sont pas hostiles – à condition que les données recueillies ne débouchent pas sur un fichage ethnique –, proposent d’introduire, une fois tous les cinq ans, dans le recensement, une question sur le pays de naissance des ascendants et la nationalité antérieure pour mieux se saisir des discriminations qui contribuent à la formation de ce fameux plafond de verre empêchant notamment les descendants d’immigrés, français de nationalité, de mieux réussir leur vie scolaire et professionnelle.

Illustration : 93.fcpe-asso.fr