logo_bfm.jpgPuisqu’il est beaucoup question de postures, voici une sacrée bataille de postures : celle du CSA contre les vendeurs d’info continue. Après les attentats de janvier, le CSA a distribué à la pelle mises en garde et mises en demeure. Les dérapages constatés sont multiples : diffusion d’informations sur le dispositif policier, sur les situations des otages à l’intérieur de l’Hyper Cacher, sur un complice présumé des Kouachi (informations fausses, dans ce cas particulier), d’images choquantes d’un policier abattu, etc.
A cette salve de sanctions platoniques, le gratin de l’audiovisuel français, rassemblé dans une lettre commune ne contenant pas la moindre autocritique, répond en hurlant à la liberté de la presse menacée. Ah, ils ne sont pas contents. Ils sont atteints dans leur essence, presque dans leur honneur. C’est la Pravda. C’est l’Allemagne de l’Est. C’est la Corée du Nord. C’est vrai : que va-t-on devenir si on ne peut plus balancer en direct toutes les images qui arrivent, tous les noms qui buzzent, toutes les infos qui passent par là ?
Sabre de bois du CSA contre cris d’orfraie des journalistes : l’hypocrisie est des deux côtés.