djihadistes.jpgDans les pays démocratiques, tout le monde est coincé entre des objectifs contradictoires : respecter les libertés publiques et empêcher les gens de partir en Syrie (en les privant de leur carte d’identité...). Il s’agit alors d’une prévention contre un hypothétique délit, qui entrave la liberté d’un individu faute de dossier pénal suffisant pour l’arrêter... la situation est donc compliquée. De plus, lorsqu’on empêche quelqu’un de partir en Syrie et qu’il n’a plus la possibilité de "se faire tuer" là-bas, il peut en revanche agir dans le pays qui le retient !
Mais le principal problème est que toutes les analyses de déradicalisation ne tiennent pas compte des politiques extérieures. Or la radicalisation sectaire salafiste/djihadiste, contrairement à d’autres sectes, se base avant tout sur des thèmes internationaux : victimisation des musulmans, théorie du complot américano-juif... Quand vous trouvez sur des sites web djihadistes : "2000 morts à Gaza et on ne fait rien, 4 occidentaux égorgés on envoie l’armée", vous ne pouvez pas avoir de contre-arguments face à ce type de posture diplomatique. Et tant qu’on ne prend pas en compte cette dimension de la politique extérieure, une des causes de la mobilisation et de la radicalisation ne sera pas arrêtée.