guerre_aux_drogues_guerre_raciale.pngDepuis les années 80, les cités de banlieue servent à approvisionner en drogue la population des centres-villes, qui concentrent l’essentiel de la demande. Le travail de la police a consisté à matraquer les populations de ces quartiers populaires, sans souci d’efficacité. Au contraire, ce sont les populations qui ont pris en main le nettoyage de leurs quartiers par des moyens violents, l’islam jouant un rôle grandissant dans cette entreprise, au même rythme que grandit la haine de la police.
A l’heure où Baltimore est en feu à la suite de heurts violents entre la police et la population afro-américaine, les médias français ont tendance à décrire cette société comme parfaitement exotique, du fait de la centralité des questions raciales aux Etats-Unis. Quatre mois après les attentats de Paris et avec un électeur sur quatre prêt à voter pour le Front National, cette analyse mériterait d’être nuancée en remettant la question raciale en perspective dans l’Hexagone: c’est le sens de la campagne « guerre à la drogue, guerre raciale » lancée par l'Association française de réduction des risques (AFR) liés à l'usage des drogues, le Cran et le think tank République et Diversité.