refugies_syriens.jpgCette distinction repose sur l’idée qu’il y aurait d’un côté des étrangers légitimes, les vrais réfugiés, et de l’autre les faux, que désigne le terme de « migrants ». Mais si on y regarde de plus près, plusieurs grandes conceptions de ce qu’est le réfugié coexistent dans l’espace public, lié au flou de la convention de Genève de 1951. Ce texte définit le réfugié par la persécution ; mais il ne définit pas précisément la persécution. Dans la représentation de sens commun, les réfugiés seraient donc ceux qui ont quitté leur pays sous la contrainte, soit pour des raisons politiques – c’est la figure du dissident –, soit pour fuir une guerre. Et ils sont opposés aux migrants qui, eux, fuiraient pour des raisons économiques et auraient le choix de rester. En réalité, ces deux situations sont souvent intriquées.