declassement.jpgLe mot « déclassement » a connu récemment, en France, une fortune considérable. Ce succès n’a pas été entravé par l’ambiguïté fondamentale d’un mot utilisé pour pointer tant les décalages entre les diplômes détenus par les jeunes et les emplois auxquels ils accèdent que les écarts entre les statuts sociaux que leur confèrent ces emplois et les positions sociales de leurs parents. Cette ambiguïté exige, pour le moins, d’être explicitée ; c’est pourquoi nous avons, dans la première partie du texte, tenté de clarifier les deux acceptions possibles du mot « déclassement ». Dans la seconde, nous nous intéressons davantage à la crainte sociale diffuse que manifeste le mot, pour suggérer que la hantise du déclassement constitue sans doute, plus que le déclassement lui-même, l’objet véritable d’une sociologie du déclassement.‪

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