Rabin_et_Arafat.jpg"Assez de sang et de larmes, assez". A la Maison blanche, aux côtés de Yasser Arafat, en 1993, c'est par ces mots que le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin accompagne la signature des Accords d'Oslo. A l'époque, c'est un élan d'espoir. Aujourd'hui, beaucoup de désillusions.
Le fait est que beaucoup, encore aujourd'hui, 20 ans après sa mort s'emploient à effacer jusqu'à son nom. Lors d'une réunion récente de la commission des affaires étrangères et de la Défense de la Knesset l'actuel Premier ministre du Likoud Benyamin Netanyahou grommelait : "On parle ces jours-ci de ce qui se serait passé si cette personne ou une autre avait subsisté, mais ce n'est pas une question pertinente." "Cette personne ou une autre"..., comme si le négociateur d'Oslo n'était qu'un personnage historique lambda. Il faut dire que, 20 ans plus tôt, le même homme (Netanyahou) n'était pas le dernier à fermer les yeux sur les manifestations de haine organisées contre Yitzhak Rabin, voire à les encourager.

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