jeunesse_sacrifiee.jpgEntre chômage de masse, faiblesse relative de leur revenu disponible, dégradation des conditions d’accès au logement et peur du « déclassement systémique », les jeunes générations sont-ils en France plus qu’ailleurs « sacrifiées » ? Les dépenses totales de protection sociale dont bénéficient les plus de 60 ans représentent 17,2 % du PIB en 2011, soit deux fois plus que celles consacrées aux moins de 25 ans, en incluant les dépenses d’éducation. Qui plus est, ces dépenses ont fortement augmenté sur les 30 dernières années quand celles dédiées aux jeunes stagnaient. Cela est d’abord imputable à la démographie, les effectifs des plus âgés ayant plus augmenté que ceux des plus jeunes. Dans un contexte où la pauvreté touche désormais 2,5 fois plus souvent les moins de 25 ans que les plus de 60 ans, ce déséquilibre ne pose pas seulement la question de l’équité mais également celle de la soutenabilité.

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