Rose_dans_impact_de_balle.jpgPourquoi « quand j’allume la télé ou la radio, la seule chose dont j’entends parler, c’est de la déchéance de nationalité ? C’est donc ça la réponse ? », s’est énervé Grégory Reibenberg, déplorant que « face à un problème de moteur, on parle de la couleur de la banquette. »
En d’autres termes, tous ou presque s’en sont pris à la réponse politique apportée par le gouvernement. Après avoir perdu des proches, ou avoir eux-mêmes vu la mort passer de très près, les personnes auditionnées au Palais-Bourbon ont presque tous exprimé leur besoin de « comprendre » le comportement des terroristes, quand Manuel Valls estime, lui, qu’« expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser ».
« Je serais le dernier à vouloir excuser celui qui a tué ma fille, mais il faut comprendre ce mécanisme pour pouvoir lutter contre. Il est absolument essentiel d’expliquer ce qui conduit des jeunes Français à prendre les armes contre d’autres jeunes Français », a plaidé Georges Saline, dont la fille a été tuée au Bataclan.