livre_artus_virard.jpegAu début leur intention était louable : éviter au monde un désastre encore plus grave que celui de 1929. Inconnus hier, les Mario Draghi (zone euro), Mark Carney (Angleterre), Janet Yellen (États-Unis) et quelques autres, tous banquiers centraux, ont été érigés en maîtres du monde et jouissent, depuis la crise des subprimes, d’un pouvoir fou. En continuant à déverser des flots de liquidités dans le système financier plus de sept ans après l’éclatement de la crise, ils alimentent des bulles au potentiel dévastateur. Une politique monétaire au nom barbare de «quantitative easing», qui n’est autre qu’une version moderne de la planche à billets. Mais ils ont échoué à faire redémarrer la machine. Pire : en inondant de liquidités les marchés financiers, ils jouent un jeu dangereux. «La crise de 2008 pourrait être une aimable répétition.» C’est le cri d’alarme que lancent le patron de la recherche économique de la banque Natixis Patrick Artus, et la journaliste Marie-Paule Virard dans leur dernier ouvrage.