L__arnaque.jpgDans le théâtre de « l’arnaque », d’un côté, ceux que nous pourrions appeler des « arnaqueurs ». Ils prennent tour à tour le visage du propriétaire bailleur, du syndic de copropriété ou du fournisseur d’énergie, mais aussi de l’État, qui, par l’entremise de certaines politiques publiques, peut être perçu par les habitants comme trompeur. De l’autre, les « arnaqués », qui sont locataires de ces copropriétés dégradées, parfois propriétaires bailleurs ou occupants.
« L’arnaque » désigne ainsi un ensemble de procédés qui vont du vol à l’exaction, du détournement à l’abus de faiblesse, en passant par l’escroquerie, l’extorsion ou encore la tromperie. Elle caractérise le procédé selon lequel un « arnaqueur » prend pour cible une personne afin de mettre en œuvre une pratique qui a pour effet de l’enrichir et qui, a contrario, appauvrit financièrement et vulnérabilise économiquement celui qui la subit. Les modes opératoires pour pratiquer « l’arnaque » sont variables : ils peuvent reposer sur l’intimidation, se fonder sur des rapports sociaux asymétriques et de domination, ou sur une personnalisation des relations.

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