Chut_secret.jpgLoin des projecteurs, censurés par l’administration, les dossiers relatant des relations affectives et sexuelles entre membres du personnel et détenus ne sont pas rares. Prisons, pénitenciers ou centres fermés pour mineurs, aucun établissement carcéral n’est épargné. Comment comprendre ce phénomène ? Au-delà des questions liées à l’éthique, du droit et des risques encourus, l’intimité et le partage des émotions entre gardés et gardiens forment une ligne ténue où balises et repères finissent par relever de l’abstraction, surtout lorsque l’employé est en permanence au contact de populations retenues captives. Des populations aux prises avec un vide affectif doublé d’une dépendance sans fond à qui saura prendre le temps de les écouter et où le franchissement des limites de la communication au fil du temps ne font plus qu’un.

Illustration : lejardindesgifs.centerblog.net